3 leviers pour soutenir le pouvoir d’achat de vos salariés
Inflation en hausse, carburants au plus haut… Pour atténuer les effets du coût de la vie sur les finances de vos collaborateurs, vous pouvez leur verser l’une ou plusieurs de ces primes.
Les prix à la consommation ont progressé de 2,2 % sur un an au mois d’avril, notamment du fait de la flambée du prix des carburants, avec un SP95 autour de 2,07 €/L, un SP98 à 2,16 €/L et un gasoil à 2,13 €/L en date du 26 mai. Conséquence directe, le Smic sera revalorisé de 2,41 % à partir du 1er juin. Il atteindra alors 1 864,02 € brut mensuel, soit 1 477,93 € net. Au-delà de cette revalorisation mécanique, d’autres leviers existent pour aider vos équipes à absorber la hausse du coût de la vie.
La prime carburant employeur
Ce dispositif gouvernemental permet de verser une aide à vos collaborateurs qui utilisent leur véhicule personnel pour se rendre au travail. La prime est exonérée de cotisations sociales et d’impôt sur le revenu.
Le 21 mai, lors d’une conférence de presse, Serge Papin, ministre des Petites et Moyennes Entreprises, a annoncé que le plafond de cette prime passerait de 300 € à 600 € par an. Il a également confirmé la suppression des critères d’attribution initialement envisagés. Il n’est donc plus nécessaire de justifier d’une absence de transport en commun pour en bénéficier. Aucune contrainte de cumul avec d’autres primes, ni de condition liée au lieu de résidence ne s’applique.
La prime carburant peut être versée par décision unilatérale de l’employeur. Aucun accord d’entreprise n’est requis. Il suffit d’en informer vos salariés et de la faire figurer sur le bulletin de paie.
Ce dispositif peut se cumuler avec l’aide aux « grands rouleurs ». Cette indemnité de 100 € est versée sous conditions de ressources et de distance parcourue. Vos salariés pourront en faire la demande dès le 27 mai sur le site impots.gouv.fr.
La prime de partage de la valeur (PPV)
C’est le nom du dispositif pérenne qui a succédé à la prime Macron. Celle-ci avait été instaurée en réponse au mouvement des Gilets jaunes, puis prolongée pendant la crise sanitaire. Toutes les entreprises peuvent la verser. Tous les salariés y sont éligibles.
Le plafond varie selon la taille de l’entreprise. Dans les entreprises de 50 salariés et plus, la prime peut atteindre 3 000 € par an. Dans celles de moins de 50 salariés, ou celles qui bénéficient d’un accord de participation ou d’intéressement, le plafond monte à 6 000 €.
Son montant peut être identique pour tous vos collaborateurs. Il peut aussi varier selon la rémunération, le niveau de classification, l’ancienneté, la durée de présence effective ou la durée de travail prévue au contrat.
La mise en place de la PPV suppose soit un accord d’entreprise ou de groupe, soit une décision unilatérale de l’employeur après consultation du CSE (dans les entreprises où il existe). Le versement peut être fractionné en plusieurs fois dans l’année, dans la limite d’un versement par trimestre.
La prime vacances
Cette rémunération supplémentaire permet de financer les dépenses liées aux vacances de vos salariés. Contrairement aux deux primes précédentes, il ne s’agit pas d’un dispositif gouvernemental spécifique. La prime vacances est un complément de salaire classique.
À ce titre, elle est soumise aux cotisations de Sécurité sociale et à l’impôt sur le revenu. Il n’y a pas de plafond légal, mais son montant et ses conditions de versement sont généralement définis par la convention collective ou un accord d’entreprise. Certaines conventions prévoient un montant fixé en pourcentage de l’indemnité de congés payés, souvent autour de 10 % à 30 %. Vérifiez donc la vôtre avant de fixer un montant.
Si votre convention collective ne prévoit rien, vous pouvez instaurer cette prime par accord d’entreprise ou par décision unilatérale. Elle est généralement versée sur le bulletin de paie de mai ou de juin.