Alternance : comment définir le rythme idéal école/entreprise ?

Pour déterminer quel rythme école/entreprise conviendra le mieux à votre entreprise, plusieurs paramètres sont à prendre en compte. Le regard de nos experts de la formation.

En fonction du secteur d'activité et des missions de l'alternant, le rythme optimal peut varier.
En fonction du secteur d'activité et des missions de l'alternant, le rythme optimal peut varier. © Silkstock/stock adobe.com

Vous souhaitez embaucher un alternant mais vous vous demandez quelle est la formule idéale : deux semaines en entreprise et une semaine à l’école ou deux jours par semaine à l’école et trois en entreprise ? Nos spécialistes de la formation en alternance vous livrent leurs précieux conseils pour faire votre choix.

« L’impact de l’absence de l’alternant doit entrer en ligne de compte dans ce choix »

Pour Camille Perrier, responsable adjointe et chargée de relations entreprises, chez Talentis Horizon, « le rythme idéal dépend de la fonction sur laquelle est positionné l’alternant et de la possibilité de pouvoir suppléer à son absence au sein de l’équipe. Il faut voir, en fonction de la nature des tâches à accomplir, s’il est plus opportun d’opter pour un rythme trois semaines entreprise/une semaine école ou deux jours par semaine à l’école/trois jours en entreprise. »

Autre facteur à ne pas négliger : les pics d’activité liés à la saisonnalité de certaines branches, durant lesquels les alternants seront un soutien essentiel : « Les secteurs soumis à une forte saisonnalité doivent veiller à choisir une école capable de s’adapter à ces périodes d’activité plus denses. » 

« En résumé, la fonction, le contexte et l’impact de l’absence de l’alternant doivent entrer en ligne de compte dans ce choix », conclut la chargée de relations entreprises.

« Il faut choisir une école qui propose des rythmes variables pour une même formation »

De son côté, Yoram Berdaa, Chief Marketing Officer chez Institut F2I, est d’accord pour dire que le rythme idéal d’alternance varie en fonction du secteur d’activité et de l’organisation de l’entreprise elle-même : « Un point de vente ou un restaurant n’aura pas le même tempo qu’une ESN », précise-t-il.

Il conseille de choisir le rythme le plus adapté avant même de contacter l’école partenaire et de lui faire part ensuite de ses impératifs : « A l’institut F2I, nous proposons des rythmes variables pour une même formation, afin de pouvoir répondre à tous les besoins. Par exemple, pour les BTS MCO, on propose deux options : lundi et mardi en cours ou jeudi et vendredi en cours, en fonction du souhait de l’entreprise. »

Offre d’emploi : comment la rendre attractive aux yeux des alternants ?

« Il faut prévoir les effets de la saisonnalité »

Responsable des relations entreprises au Cnam en Grand Est, Christelle Vivier rappelle qu’« au moment de lancer une formation en alternance, le Cnam consulte les entreprises du secteur d’activité concerné pour définir le rythme le plus adapté ».

« Cela permet de prévoir les effets de saisonnalité. Ainsi, les alternants en comptabilité sont-ils en entreprise pendant la période fiscale, souvent très dense. Les apprentis-ingénieurs, quant à eux, sont présents en entreprise sur des périodes longues leur permettant de suivre leurs projets de manière efficiente », souligne-t-elle.

« Une semaine à l’école et trois semaines en entreprise pour travailler en mode projet »

Dans le secteur du digital, Estelle Cadieu, responsable adjointe des admissions et des relations entreprises à l’Ecole Multimédia, estime que « le rythme d’alternance le plus adapté pour travailler en mode projet est d’une semaine à l’école et de trois semaines en entreprise ». Une formule qui permet d’assurer le suivi de projets d’équipe au long cours.

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« En vente, le meilleur rythme est de deux jours à l’école et trois jours en entreprise »

Franck Attelan, directeur d’Aurlom, préconise, quant à lui, d’opter pour un rythme de deux jours à l’école et de trois jours en entreprise dans le secteur de la vente : « On place plutôt nos cours le lundi et le mardi, ce qui permet à l’entreprise d’attaquer la semaine tranquillement et de préparer du travail pour l’alternant. Car un alternant peut être une force vive mais demande à être nourri. Il faut lui proposer des missions variées et stimulantes. »

En revanche, pour la filière comptabilité-gestion, le directeur d’Aurlom, conseille d’alterner par semaines complètes : « Ce rythme peut convenir dans ce cadre car la plupart des factures peuvent attendre une semaine avant d’être saisies. »

Par Maïté Hellio

Reporter tout terrain et pianiste, aime quand les mots et les notes sonnent juste !

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