Quelles sont les régions qui attirent le plus les candidats en 2026 ?
Hellowork a analysé les recherches d’emploi de près de 31 millions de candidats. Les résultats de ce baromètre dessinent une carte des mobilités précieuse pour un recruteur.
Le prochain candidat que vous allez recruter n’habite peut-être pas encore votre région. Ce n’est pas pour autant qu’il n’est pas prêt à venir travailler chez vous. Après analyse des recherches de 31 millions de candidats, le baromètre mobilité 2026 de Hellowork* montre que la carte des viviers ne coïncide pas toujours avec celle des postes à pourvoir. En fonction des territoires, entre 40 % et 76 % de vos candidats potentiels cherchent un emploi en dehors de leur région de résidence. Savoir où ils cherchent vous permettra d’aller les trouver là où ils sont.
Ile-de-France et Auvergne-Rhône-Alpes : deux territoires très convoités
Première leçon du baromètre 2026 : le marché de l’emploi français demeure géographiquement très polarisé. 31 % des candidats ont effectué des recherches en Ile-de-France et 20 % en Auvergne-Rhône-Alpes, certains ayant effectué des recherches dans ces deux régions à la fois. Au total, ces deux territoires concentrent, à eux seuls, 44 % des candidats ayant consulté une offre sur Hellowork en 2025. Une statistique qui s’explique en grande partie par la densité de leur tissu économique et la diversité des secteurs représentés, mais aussi par leur important volume d’offres d’emploi.
L’Île-de-France attire 5,9 millions de candidats issus d’autres régions quand l’Auvergne-Rhône-Alpes en séduit 4,8 millions.
Derrière ces deux championnes, la Nouvelle-Aquitaine et l’Occitanie tirent leur épingle du jeu, avec chacune 4 millions de candidats extérieurs. Les Pays de la Loire en accueillent, de leur côté, 3,9 millions. Ces trois régions présentent une spécificité : si leur marché de l’emploi sont également dynamiques, c’est surtout le cadre de vie qu’elles proposent qui fait pencher la balance en leur faveur (coût du logement plus accessible, environnement agréable, temps de trajet réduit…).
Paris, le point de départ des principaux flux de mobilité
Ce sont les Franciliens qui sont les plus enclins à chercher un emploi ailleurs que dans leur région. C’est vers l’Auvergne-Rhône-Alpes que leur choix se porte le plus (1,55 million de candidats), devant les Hauts-de-France (1,20 million), la Nouvelle-Aquitaine (1,16 million), les Pays de la Loire (1,14 million) et l’Occitanie (1,13 million).
Concrètement, si vous recrutez à Lille, à Toulouse ou à Nantes, il n’est pas incohérent de sourcer des candidats résidant en Ile-de-France, car une partie de votre vivier potentiel s’y trouve !
Les Bretons sont les plus fidèles à leur région
Au-delà de l’attractivité brute, les données révèlent un autre phénomène : la capacité d’une région à retenir ses propres candidats. A ce jeu, la Bretagne remporte la palme de la fidélité régionale : 58,3 % des candidats bretons consultent des offres situées dans leur propre région. L’Auvergne-Rhône-Alpes (58,1 %) se classent juste derrière, suivie par la Nouvelle-Aquitaine (53,4 %).
Plusieurs facteurs expliquent cette rétention : un tissu économique suffisamment dense pour absorber les recherches locales, un attachement territorial fort, particulièrement marqué en Bretagne, et une qualité de vie régulièrement citée. Pour les recruteurs implantés dans ces régions, le sourcing local reste très pertinent. L’enjeu principal est d’être choisi par rapport aux concurrents régionaux. Votre marque employeur est la principale carte à jouer pour convaincre vos candidats de rejoindre votre entreprise plutôt que celle du voisin.
Le Centre-Val de Loire face à la fuite de ses talents
A l’inverse, le Centre-Val de Loire affiche le taux de départ de candidats le plus élevé de France : 76,3 % d’entre eux consultent des offres situées en dehors de leur région. La Bourgogne-Franche-Comté atteint, pour sa part, 71,9 % et la Normandie 67,4 %.
Ces territoires, plus résidentiels et avec un tissu économique moins dense, voient une large part de leurs actifs se tourner vers des régions voisines plus attractives. Si vous recrutez dans l’une de ces régions, une question s’impose : comment rendre votre entreprise attractive aux yeux des candidats quand les alternatives sont accessibles à moins de deux heures de route ? Une réponse paraît évidente : vous avez tout intérêt à élargir la zone de diffusion de vos offres et à aller chercher des candidats dans les principales régions émettrices, et notamment des Franciliens.
« Cette étude montre que la mobilité professionnelle des Français ne répond plus uniquement à une logique d’emploi. Les candidats arbitrent désormais entre opportunités de carrière, qualité de vie, coût du logement ou encore équilibre personnel, décrypte David Beaurepaire, directeur délégué de Hellowork. Si les grandes régions économiques restent très attractives, on observe aussi une montée en puissance des territoires capables d’offrir ce compromis. À l’inverse, certaines régions peinent davantage à retenir leurs talents, ce qui pose des enjeux croissants d’attractivité et de fidélisation pour les employeurs locaux. »
Quelle que soit votre région, la question du cadre de vie s’invite désormais dans l’équation. Logement, transports, environnement : ces éléments figurent dans les arbitrages des candidats et peuvent les convaincre de déménager. Les intégrer dans vos offres d’emploi et vos communications employeur, c’est répondre à ces nouvelles attentes.
*Le baromètre est basé sur l’analyse des visiteurs ayant consulté au moins une offre d’emploi en 2025 sur les plateformes du groupe Hellowork. Chaque candidat est identifié par un cookie de suivi unique, renouvelé tous les 12 mois. Le baromètre compare la localisation estimée de l’utilisateur à celle de l’offre consultée. Un même utilisateur peut apparaître plusieurs fois selon le navigateur ou l’appareil utilisé, et consulter des offres dans différentes régions. Périmètre : près de 31 millions de candidats.