Confinement : 44 % des salariés se disent en détresse psychologique

Confinement, stress … un salarié sur deux se dit en détresse psychologique selon une étude Opinion Ways pour Empreinte Humaine un cabinet spécialisé dans les risques psychosociaux.

Depuis le 17 mars, début du confinement, la motivation professionnelle s’est fortement dégradée pour un quart des salariés (24%) (photo : DR).

Une étude Opinion Way (2 000 salariés interrogés) révèle qu’un salarié actif sur deux se sent en situation de détresse psychologique quand un quart des salariés présenterait un risque de dépression nécessitant un traitement. 20 % des managers interrogés disent vivre une détresse psychologique élevée.

Une frontière vie pro/vie perso qui s’efface

Parmi les principales raisons invoquées, le « sentiment d’être plus sollicité que jamais », mais aussi le télétravail en confinement, le chômage partiel ou total ou encore l’obligation de se rendre au travail.

Un chiffre en augmentation pour les salariés en couple ou avec un enfant

18 % des télétravailleurs confinés présentent des signes de troubles mentaux sévères, anxieux, voire dépressifs. Un chiffre qui augmente encore pour les personnes confinées en couple (20 %) ou avec un enfant (22 %). Charge mentale alourdie et cumul des rôles obligent, ce sont d’abord les femmes qui déclarent souffrir de leurs conditions de télétravail en temps de confinement : 22% contre 14% chez les hommes.

Difficulté pour travailler dans un endroit calme et isolé

Selon cette étude, beaucoup peinent aussi à trouver un endroit où travailler dans de bonnes conditions. Seuls 45 % des salariés interrogés peuvent s’isoler toute la journée si besoin. Environ 60 % travaillent dans leur salon, et 25 % dans une pièce fermée qui n’est, initialement, pas prévue pour le travail, comme une chambre. La taille du logement y joue pour beaucoup également : près d’un quart des salariés qui vivent dans un logement de moins de 40 m² sont dans une détresse psychologique élevée.

Une baisse de la motivation professionnelle

Depuis le 17 mars, début du confinement, la motivation professionnelle s’est fortement dégradée pour un quart des salariés (24%), un taux qui atteint les 50% pour ceux qui se sentent en situation de détresse élevée. Si sept salariés sur dix considèrent que l’entreprise fait de son mieux pour les aider, c’est en premier par leur collègues qu’ils se sentent le plus soutenus (79%), avant leur N+1 (70%).

Les psychologues appellent donc à une prise de conscience des pouvoirs publics et des entreprises et une mise en place de moyens pour les salariés pour éviter que la situation s’aggrave et afin que a la reprise du travail se fasse le plus sereinement possible.

Par Adélaïde Haslé

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