Emplois verts, l’avalanche des chiffres

« Jusqu’à 750.000 emplois » !
Dans ce marasme quantitatif où la guerre des chiffres fait rage, l’effet d’annonces règne en maître. En 2007, suite au Grenelle de l’Environnement, le gouvernement annonçait la création de 124.000 emplois dans tous les secteurs d’ici 2012 en France. Avril 2008, Jean-Louis Borloo estimait à 500.000 les emplois liés au Grenelle sur la période 2009-2020. Entre autres annonces, en juillet 2009 la secrétaire d’Etat à l’environnement Valérie Létard ajoute aux 600.000 emplois du Boston Consulting Group, 220.000 emplois verts « à créer » en France d’ici 2012 (des chiffres du Pôle Emploi), voire « 700.000 ou 750.000 emplois, si les 450 milliards d’euros d’investissements du Grenelle sont réalisés ». A la même date, selon la Commission européenne, « les efforts déployés » devraient aboutir à la création de 410.000 postes supplémentaires d’ici à 2020. Enfin, septembre 2009, Greenpeace annonce « 30% d’emplois supplémentaires seront créés d’ici à 2020 », soit 350.000 nouveaux jobs dans toute l’Union Européenne…
Des chiffres à relativiser
Vous êtes perdu ? 
Entre les estimations du besoin des entreprises, les objectifs du Grenelle, la différence entre emplois verts et/ou liés à l’énergie, créés ou maintenus, sans compter ceux détruits dans l’industrie polluante, difficile de faire confiance aux chiffres…
Une conclusion simple de Christine Lins cependant, la secrétaire général du Conseil pour les énergies renouvelables (l’EREC) : « les énergies renouvelables sont cruciales pour affronter à la fois le changement climatique et la crise économique ». Reste à tout faire pour leur développement. « Actuellement, 450.000 personnes travaillent dans les secteurs des énergies renouvelables en Europe ». En France, il faudra attendra début 2010 pour avoir, d’autres prévisions…