Emploi dans la restauration : où sont les tensions les plus fortes ?
Le secteur de la restauration a particulièrement souffert en 2025, même si les tensions de recrutement restent fortes sur certains métiers.
Retrouvez tous les mois l’analyse de notre experte Data & Insights, Mathilde Plantecoste, sur Helloworkplace.
Le secteur de la restauration n’est pas épargné par le repli enregistré par le marché de l’emploi ces derniers mois, bien au contraire. L’analyse des offres d’emploi publiées sur la plateforme Hellowork* montre une baisse en volume de 17 % en 2025 pour les métiers de la restauration, contre -9,8 % pour l’ensemble des métiers. Le secteur souffre mais il reste l’un des secteurs qui recrutent le plus en France, avec plus de 225 000 offres publiées en 2025, soit 2 % de l’ensemble des recrutements l’an dernier.

Toutes les régions sont concernées par cette baisse, à commencer par l’Ile de France (-19 %) et l’Auvergne Rhône-Alpes (-18 %), qui à elles deux concentrent près d’une offre sur trois. Le recul est plus marqué dans les grandes métropoles, avec -20 % pour la métropole du Grand Paris, -22% pour la métropole de Lyon et -19 % pour celle d’Aix-Marseille-Provence.
En termes de métiers, ce sont les postes de management et de direction qui reculent le plus (-26 %), suivis par les fonctions support et logistique (-22 %), puis salle et service (-21 %). En revanche, les postes polyvalents résistent mieux (-11 %), de même que les métiers de cuisine (-15 %), qui concentrent près d’une offre sur deux.
Les tensions plus fortes en cuisine
C’est d’ailleurs dans ces postes en cuisine que les tensions de recrutement sont les plus fortes. En moyenne, dans ces métiers, chaque offre génère 5 candidatures, contre 16 en moyenne pour les métiers du support & logistique et les métiers polyvalents.

Les tensions sont plus marquées encore sur les postes d’encadrement : 2,2 candidatures en moyenne par offre sur les offres de chef cuisinier, 2,5 pour les chefs de partie et 2 pour les chefs pâtissiers. A l’inverse, les candidats sont (un peu) plus nombreux sur les offres de commis de cuisine (7,6 candidatures par offre), aide-cuisinier (8,2) et cuisinier (3,5).
Des tensions qui augmentent avec le niveau de responsabilité

Sur l’ensemble des métiers de la restauration, cette situation se confirme. Plus le niveau de responsabilité augmente, plus les tensions sont grandes. Les offres d’exécution génèrent en moyenne 11,6 candidatures par offre, contre 6 pour les employés qualifiés, 3,8 pour les chefs d’équipe et 3,5 pour les postes de direction d’établissement.
Dans quelles régions les tensions sont-elles les plus fortes ?

En termes de région, c’est en Ile-de-France que les tensions de recrutement sont les moins fortes, avec en moyenne 17,6 candidatures par offre. La situation est plus tendue en Auvergne Rhône-Alpes, deuxième région en volume de recrutement, avec 6 candidatures par offre en moyenne. C’est en Nouvelle-Aquitaine et en Bretagne que la situation est la plus tendue, avec 4,8 candidatures par offre dans les deux cas. Même tendance si l’on regarde les seuls métiers de la cuisine, avec 2,7 candidatures par offre en Bretagne, 3 en Nouvelle-Aquitaine et 12 en Ile-de-France.
*analyse basée sur les offres d’emploi diffusées sur Hellowork sur les métiers de la restauration du 1er janvier au 31 décembre 2025.
