Comment les tensions de recrutement se sont accrues en 15 ans

Graphiques à l’appui, on vous donne les clés pour comprendre l’évolution des tensions sur le marché du travail français ces 15 dernières années.

evolution tensions recrutement
La Dares revient sur 15 ans de tensions de recrutement et sur l'évolution de leurs principales causes.

Est-il plus difficile de recruter aujourd’hui qu’hier ? Et pour quelles raisons ? Une étude de la Dares, publiée le 4 février, vient objectiver le ressenti des recruteurs et livre de nouvelles clés pour identifier les causes profondes de vos difficultés de recrutement.

Premier constat : les tensions sur le marché du travail demeurent élevées en 2024, même si elles ont diminué, dans tous les secteurs d’activité, après le pic observé en 2023. La Dares les mesure à l’aide d’un indicateur synthétique qui prend en compte trois facteurs : les difficultés de recrutement anticipées par les employeurs, le nombre d’offres d’emploi rapportées au nombre de demandeurs d’emploi et la facilité des demandeurs d’emploi à retrouver un emploi. Celui-ci est passé de 0,52 en 2023 à 0,32 en 2024, un seuil qui reste bien au-dessus des chiffres observés sur la période 2011-2021.

6 métiers sur 10 en tension en 2024

 

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En 2024, six métiers sur dix sont en tension forte ou très forte, contre sept sur dix l’année précédente. La maintenance est le domaine le plus en proie à ces difficultés, suivie par la mécanique et le travail des métaux, l’électricité et l’électronique, le bâtiment et les travaux publics, les industries de process et la santé. Les tensions de recrutement sont, certes, moindres par rapport à 2023, dans tous ces secteurs, mais demeurent à des niveaux historiquement élevés.

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Des tensions persistantes dans l’industrie et le BTP

Si l’on zoome au niveau des métiers, l’industrie concentre, à elle seule, 19 des 30 professions les plus en tension, dont les agents de maîtrise et assimilés en fabrication mécanique, régleurs, techniciens et agents de maîtrise en maintenance générale et mécanique industrielle, techniciens et agents de maîtrise et assimilés en électricité et en électronique, ouvriers qualifiés en conduite d’équipement d’usinage…

Le BTP compte, pour sa part, 7 métiers dans le top 30 des professions en tension (conducteurs de travaux, couvreurs, charpentiers, ouvriers qualifiés en menuiserie et en agencement du BTP, etc.). Certains métiers du domaine de la santé (dentistes et médecins salariés), de la gestion et administration des entreprises (techniciens et agents de maîtrise des services financiers ou comptables) et du transport et de la logistique (responsable du magasinage et de la logistique) viennent compléter cette liste.

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Plus d’un Français sur deux occupe un poste en tension

En 2024, 55% des salariés français occupent une profession en forte tension, contre près des deux tiers en 2023. Parmi les secteurs qui emploient le plus de salariés en France, trois affichent un indicateur synthétique de tension supérieur à la moyenne nationale : les études et recherche, la santé, action sociale, culturelle et sportive et l’informatique et les télécommunications.

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Manque de main-d’œuvre et baisse des recrutements : deux facteurs prépondérants

La fluctuation de ces difficultés de recrutement s’explique par plusieurs variables :

  • L’intensité d’embauche
  • La main-d’œuvre disponible
  • La durabilité de l’emploi
  • Le lien formation-emploi
  • La qualité des conditions de travail
  • L’adéquation géographique
  • L’attractivité salariale.

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Actuellement, les facteurs qui semblent avoir le plus d’impact sur ces tensions de recrutement sont le manque de main-d’œuvre disponible et la baisse de l’intensité des embauches, comme le confirme le dernier baromètre Hellowork. À noter que le poids relatif de ces différentes causes varie fortement en fonction du secteur d’activité concerné.

Sur les 10 métiers les plus en tension, les difficultés des recruteurs à trouver des candidats s’expliquent principalement par d’importants besoins de recrutement, un vivier de candidats réduit et un manque de formation spécifique pour exercer ce type de métier.

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