5 raisons qui peuvent pousser vos salariés à postuler ailleurs en 2022

Une enquête met en exergue les principales causes de démission invoquées par les salariés et donne du grain à moudre aux entreprises pour conserver leurs talents.

On a fait le tour des principales motivations des salariés démissionnaires...pour mieux prévenir les départs !
On a fait le tour des principales motivations des salariés démissionnaires...pour mieux prévenir les départs ! © leremy/stock adobe.com

La « Grande Démission » qui touche les Etats-Unis serait-elle en train de gagner la France ? C’est ce que peuvent laisser penser les chiffres de la Dares, qui a noté une accélération du nombre de fin de contrat au 2e trimestre 2021. Un phénomène surtout porté par une hausse des démissions (+22,6% contre +2,2% au 1er trimestre), des fins de période d’essai (+28% contre -10,4%) et des ruptures conventionnelles (+7,9% contre -12,8%).

Qu’est-ce qui justifie ces départs massifs et comment les entreprises peuvent-elles faire en sorte de les juguler ? A travers une enquête Opinionway*, réalisée auprès de 1045 salariés du privé, Microsoft France a tenté de comprendre les motivations qui poussaient les collaborateurs au départ. Autant de points de vigilance à avoir pour les entreprises souhaitant fidéliser leurs talents en 2022 !

Un tiers des Français préfèrent démissionner plutôt que d’exprimer leurs préoccupations au travail

1. Un manque de flexibilité dans l’organisation du travail

L’avènement du télétravail a conduit les salariés à adopter une plus grande souplesse et autonomie dans la gestion de leur journée de travail. La flexibilité en termes de lieu et de temps de travail est plébiscitée par le panel interrogé. Près de 60% d’entre eux déclarent que si leur entreprise les autorisait à choisir leurs propres horaires de travail, ils l’apprécieraient davantage.

Il ressort aussi de ce sondage que le travail hybride s’impose comme un enjeu majeur de réflexion pour les entreprises. Ainsi, 58% des actifs dont l’activité est compatible avec le télétravail mais ne pouvant pas y accéder trouvent de moins en moins de raisons de rester dans leur entreprise actuelle. Le retour au 100% présentiel d’avant-pandémie semble également un vœu pieux si les entreprises désirent aujourd’hui rester attractives.

38% des salariés préféreraient démissionner plutôt que de renoncer au télétravail

2. Un manque de lien avec les collègues

Second enseignement de ces deux années de bouleversement du travail : les collaborateurs ont souffert d’un délitement du lien social avec leurs collègues du fait du travail à distance. 83% des salariés interrogés déclarent qu’une bonne ambiance de travail et l’organisation d’événements conviviaux au sein de l’entreprise (petits déjeuner, pots…) jouent un rôle important dans l’attachement qu’ils éprouvent pour leur entreprise.

3. Une mauvaise relation avec leur manager

Si elle faisait déjà partie des principales causes de démission avant la crise, la relation détériorée avec son manager a pris une autre dimension pendant la pandémie. 47% des sondés regrettent en effet que leur manager n’ait pas pris la mesure des changements à l’œuvre et les accompagner en remettant en cause ses pratiques.

4. L’absence d’engagements forts de la part de l’entreprise en matière de RSE

La politique RSE de l’entreprise occupe également une place prépondérante dans l’engagement des collaborateurs pour 85% d’entre eux. Des valeurs telles que l’égalité, l’inclusion et la diversité sont celles auxquelles les personnes interrogées se déclarent les plus sensibles.

Marque employeur : quelles sont les valeurs plébiscitées par les collaborateurs ?

5. Une mauvaise rationalisation du temps de travail

Gare à la réunionite ! Les salariés appellent de leurs vœux une diminution du nombre de réunions et une rationalisation du temps de travail en vue d’améliorer leur productivité. 63% préféreraient échanger leur nombre de réunions au profit d’un temps de travail individuel, 63% désirent diminuer leur nombre en les préparant mieux en amont et 56% souhaitent des équipements au bureau et chez soi pour organiser des réunions hybrides plus fluides.

*L’étude a été menée par l’institut Opinion Way pour Microsoft France auprès d’un échantillon de 1045 salariés du privé représentatif de la population française active, constitué selon la méthode des quotas, au regard des critères de sexe, d’âge, de catégorie socioprofessionnelle, de région de résidence, de secteur d’activité et de taille d’entreprise. Les interviews ont été réalisées du 17 au 24 novembre novembre 2021.

Par Maïté Hellio

Reporter tout terrain et pianiste, aime quand les mots et les notes sonnent juste !

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