38% des salariés préféreraient démissionner plutôt que de renoncer au télétravail

De nombreux salariés se déclarent prêts à quitter leur emploi si leur entreprise leur impose un retour au bureau à 100 %.

La plupart des salariés tiennent à conserver quelques jours de télétravail par semaine.
La plupart des salariés tiennent à conserver quelques jours de télétravail par semaine. © stnazkul/stock adobe.com

Démissionner si votre employeur vous impose de revenir travailler à 100 % au bureau ? Le geste est radical mais 38 % des salariés seraient prêt à franchir le pas si leur entreprise leur demandait de renoncer au télétravail, selon une enquête OpinionWay pour Slack, réalisée auprès de 1 032 employés de bureau en France dans des entreprises de plus de 20 salariés, début juillet 2021.

Une exigence encore plus forte chez les jeunes salariés

Preuve que les codes ont changé, notamment pour la jeune génération. D’après cette même étude, 57 % des moins de 35 ans préféreraient quitter leur entreprise si cette dernière exigeait un retour au 100 % présentiel.

Et la question se pose, alors que la ministre du Travail vient d’annoncer la fin du nombre minimal de jours de télétravail dans les entreprises.

Télétravail : nouveau protocole sanitaire et fin du nombre de jours minimal dans les entreprises

Le télétravail : « une alternative normale »

Pour Benoît Serre, vice-président de l’Association nationale des DRH (ANDRH), « le télétravail est devenu une alternative normale. Les salariés disent : ‘’cela fait dix-huit mois que je choisis quand je viens et quand je ne viens pas. Donc si vous commencez à m’imposer des cadres trop forts, alors j’irai voir ailleurs ! »

Le retour en arrière paraît donc périlleux si les entreprises veulent sortir gagnantes de la guerre des talents. Elles devront faire preuve de flexibilité et s’engager sur la voie du travail hybride pour attirer leurs futures recrues et fidéliser leurs collaborateurs.

Le sondage révèle d’ailleurs que 50 % des entreprises interrogées ont d’ores et déjà adopté un fonctionnement hybride.

« Je pense que c’est le début du « vrai » télétravail. On a beaucoup dit pendant la pandémie – à juste titre – que le télétravail forcé, obligatoire, était très bien pour certains mais subi par d’autres. L’annonce de la ministre indique que les entreprises reprennent la main sur leur organisation. En parallèle, beaucoup d’accords d’entreprises ont été signés sur le télétravail qui va s’installer durablement, de manière structurée et organisée », conclut Benoît Serre.

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Par Maïté Hellio

Reporter tout terrain et pianiste, aime quand les mots et les notes sonnent juste !

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