Charge mentale professionnelle : les mères particulièrement éprouvées durant la crise

Une étude de l’IFOP réalisée auprès de cadres français, révèle que la charge mentale professionnelle pèse particulièrement sur les femmes avec enfants.

Les mères souffrent davantage de la charge mentale professionnelle que les pères.
Les mères souffrent davantage de la charge mentale professionnelle que les pères. © Tatsiana/stock adobe.com

Travailler, s’occuper des enfants, gérer l’intendance domestique… Cette « triple journée » est devenue une réalité pour de nombreux salariés durant la crise, générant une augmentation de la charge mentale professionnelle, dévoile le baromètre de l’IFOP, réalisé auprès de cadres français et dont les résultats ont été publiés mardi 22 juin.

Qu’entend-on par charge mentale professionnelle ?

La charge mentale professionnelle se définit comme le fait d’être particulièrement préoccupé par son travail durant son temps de repos.

Pour la première fois, l’IFOP a mis au point un indice de charge mentale professionnelle intégrant les composantes suivantes : le niveau de stress ressenti au travail, le fait de penser à son travail le soir ou le week-end, le sentiment de « ne pas s’en sortir », la difficulté à s’endormir le soir, l’impression d’intrusion de sa vie professionnelle dans sa vie personnelle.

L’étude note notamment que 39% des cadres se disent régulièrement confrontés à des difficultés à trouver le sommeil, que 33% d’entre eux ont l’impression récurrente de ne pas s’en sortir dans la réalisation de leurs tâches professionnelles et que 16% d’entre eux pensent à leur travail lorsqu’ils font l’amour.

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Quelles sont les conséquences de cette charge mentale ?

Outre les différents troubles physiques et psychiques entraînés chez les actifs par cette pression professionnelle, celle-ci a également un impact sur l’entourage des personnes qui en sont victimes. 69% des cadres souffrant de cette charge mentale reconnaissent vivre des situations fréquentes de tension au sein de leur couple.

Qui sont les actifs les plus touchés par cette charge mentale professionnelle ?

Les femmes souffrent davantage de la pression professionnelle que les hommes. L’indice de charge mentale professionnelle s’élève à 4,9/10 pour les premières, contre 4,5/10 pour les seconds.

Le fait d’avoir des enfants accroît encore cette charge mentale. Chez les mères, l’indice atteint 5,2/10 contre 4,7/10 pour les femmes sans enfants. Ainsi, 44% des mères de famille disent ne pas s’en sortir dans leur travail, contre 31% des pères.

Autre public particulièrement en proie à cette pression : les jeunes de moins de 35 ans. Dans cette catégorie de population, ils sont 54% à penser au travail le soir et le week-end contre 37% des cadres de plus de 50 ans. En cause, la crainte d’un licenciement deux fois plus élevée chez les jeunes que chez leurs aînés.

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Par Maïté Hellio

Reporter tout terrain et pianiste, aime quand les mots et les notes sonnent juste !

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