Charge mentale au travail : comment s’organiser pour s’en débarrasser

Comment essayer d’améliorer l’organisation et le quotidien au bureau en allégeant le poids de cette désormais célèbre charge mentale ?

charge mentale au bureau
La charge mentale nous accompagne aussi au bureau © 9dreamstudio - stock.adobe.com

On s’en serait bien passé, mais oui, la charge mentale nous accompagne aussi sur nos lieux de travail. Dans son livre « S’organiser au travail et alléger la charge mentale« , Laurence Bourgeois a choisi d’attaquer le sujet de l’organisation sur deux fronts en traitant à la fois le volet outil et celui plus tourné vers le développement personnel.

La charge mentale déclinée en version bureau

Chercher le remède à un manque d’organisation en passant uniquement par la case outils n’est pas suffisant, c’est en tous cas la conviction de Laurence Bourgeois  : « Quand on parle organisation, on raisonne souvent outils alors qu’avant de faire appel à ces moyens proposés à tous, il faut penser à la démarche individuelle : nous avons tous des façons de faire différentes, un mindset différent. C’est là qu’intervient la notion de charge mentale telle qu’elle a été décrite dans les années 50-60, un travail d’organisation qui vise la satisfaction de tous ». En résumé, on est partagés, on se doit d’être présent sur tous les fronts et forcément, c’est compliqué.

Tous égaux face à la charge mentale ?

La charge mentale est un phénomène systémique, indissociable de problématiques liées à la sphère personnelle : « Une étude de l’OMS a identifié des facteurs d’aggravation de la charge mentale : la nature des injonctions reçues, la confiance qu’on nous donne, la fluidité des process aux quotidiens… donc, non, nous ne sommes pas égaux face à la charge mentale ! »

Parmi les plus impactées, la population des managers : « ils jouent les courroies de transmission, ils sont chargés de donner du sens mais restent embolisés par les activités opérationnelles, ils sont soumis à des exigences d’innovation et de performance…  » Et dans le contexte particulier de cette année 2020, on leur demande de mettre les bouchées doubles pour rattraper le temps perdu et resserrer les liens au sein de leur équipe en s’adaptant au télétravail, « les managers sont  surexposés aux problématiques liées à la charge mentale« .

Et celle de leur équipe ? Laurence Bourgeois rappelle que « charge mentale bien régulée commence déjà par soi-même, les managers pourront ensuite alléger celle de leur équipe. A l’arrivée, le bénéfice est double mais les managers doivent garder à l’esprit qu’ils sont aussi des collaborateurs comme les autres« .

Le manager dispose de trois leviers puissants pour œuvrer au bien-être de son équipe :

  • accorder sa confiance
  • donner de l’autonomie
  • reconnaître le travail et les compétences de chaque collaborateur

Attention aussi à l’effritement du lien social : quand on a trop à faire, on ne prend plus le temps de discuter et l’autonomie accordée peut se transformer en désert relationnel !

Oui, les habitudes, ça se change (ouf !)

Laurence Bourgeois propose deux nouvelles habitudes à adopter pour impulser le changement :

1 – le pit stop

Le terme est emprunté à la course automobile pour désigner le temps pendant lequel le coach décide d’arrêter l’équipe et de faire le point. C’est un temps d’échange court et indispensable, qui permet de s’assurer qu’on est toujours dans la bonne direction pour réaliser ses objectifs.

2 – poser les limites

Savoir poser les limites et les imposer à son entourage personnel et managériale, savoir dire non, s’obliger à prendre soin de soi et de son emploi du temps, pour avoir la capacité de prendre soin des autres et de ménager leur propre emploi du temps.

« Pour remettre à plat ses habitudes, il faut commencer par un arrêt sur image pour analyser la situation et apprendre à distinguer le superflu de l’important, le détail de l’essentiel. On ne peut pas tout faire et satisfaire tout le monde en même temps, le perfectionnisme peut s’avérer contre-productif« . Savoir prioriser est la compétence clé pour s’organiser dans son quotidien professionnel : « on définit des priorités, puis on rentre dans l’action. A ce stade, il faut aussi savoir dire non, se couper de son téléphone et de ses mails pour pouvoir se concentrer. Se donner les meilleures conditions de concentration, c’est alléger son mental et réduire les risques de surchauffe cérébrale !« 

Par Stéphanie Davalo

Lead Content Manager chez HelloWork depuis 2018

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