25.000 emplois menacés dans le photovoltaïque

Le fait que des acteurs aussi différents de cette filière (La Fondation Nicolas Hulot, La fédération française du bâtiment, la fédération des entreprises publiques locales, le WWF, la Capeb, France Nature environnement… entres autres) représentants à la fois les entreprises, les ONG et les groupements professionnels, parlent d’une même voix est assez significatif.
« Manque de vision »
Ils regrettent en choeur la concertation menée depuis fin 2010 qui, si le projet du gouvernement aboutissait, « n’aurait servi à rien ». Selon les professionnels du secteur, la filière serait menacée et « le manque de vision de l’extraordinaire potentiel énergétique et industriel du photovoltaïque pour notre pays risque de conduire à des décisions lourdes de conséquences ».
En cause, le moratoire décidé fin 2010 sur les projets photovoltaïques de plus de 3 kilowatts crête (KWc) qui court jusqu’au 9 mars et la question du coût pour la collectivité du développement du solaire photovoltaïque. Une mise en » coma artificiel » qui aurait déjà causé des pertes importantes pour un secteur pourtant considéré comme porteur. Une question se pose donc : au-delà des effets d’annonce et de com’ autour du Grenelle de l’Environnement, est-ce que la France a une réelle politique environnementale et énergétique pour les années à venir ?
EDIT : La filière semble bel et bien condamnée le gouvernement ayant confirmé jeudi 10 mars son projet de nouveau cadre réglementaire auquel s’opposent tous les acteurs du photovoltaique. Une décision qui, au regard des récents événements liés aux risques nucléaires, apparait encore plus absurde.
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