Ce que les salariés attendent de leur entreprise en 2026
La dernière enquête de Great Place To Work nous permet de lire dans les pensées des salariés français et de tirer des leçons des efforts qu’ils demandent cette année à leur employeur.
Aux yeux des salariés, le travail reste une source d’épanouissement personnel et de progression, qui leur permet de donner le meilleur d’eux-mêmes, selon l’enquête Great Insights 2026, dévoilée par Great Place To Work le 20 janvier. Les Français sont majoritairement en quête de stabilité : 80% d’entre eux ne souhaitent pas changer d’entreprise dans les six prochains mois. Pour autant, le travail est également identifié par 59% de l’échantillon comme une source de stress et 56% de fatigue.
« Les Great Insights 2026 montrent un monde du travail polarisé, mais des salariés qui restent engagés et désireux de progresser. Trois quarts d’entre eux déclarent que leur travail est source d’épanouissement, mais cet engagement s’accompagne d’attentes fortes : reconnaissance, protection de la santé et pratiques managériales soutenables », décrypte Jullien Brezun, directeur général de Great Place To Work France.
Que nous dit cette étude sur les attentes des salariés vis-à-vis de leur employeur en 2026 ? Voici les 5 points à retenir.
1. Une meilleure rémunération
61% des salariés confient être insatisfaits de leur rémunération. Pourtant, ils sont quasiment la même proportion (67%) à n’avoir pas demandé d’augmentation en 2025, principalement parce qu’ils jugeaient la conjoncture économique défavorable ou par crainte de la réaction de leur manager.
2. Plus d’accompagnement dans la prise en main de l’IA
Les salariés adoptent l’IA au travail à des rythmes très différenciés. Une variété de situations qui renforce la nécessité de proposer un accompagnement sur-mesure. L’enquête met en lumière que seuls 47% des salariés se voient proposer un accompagnement par leur entreprise dans l’adoption de l’IA et ce, alors même que 63% du panel utilisent fréquemment l’IA dans le cadre de leur travail.
Or l’IA représente le principal risque lié au travail, identifié par 32% des salariés, signe que le développement de l’IA doit être encadré par les entreprises pour répondre aux craintes de leurs collaborateurs. « L’IA cristallise des enjeux très concrets : charge de travail, évolution des compétences, clarté des usages et équité de traitement. Elle devient ainsi un test de la capacité des entreprises à accompagner réellement les transformations et à maintenir la confiance », commente Jullien Brezun.
3. Des perspectives d’évolution autres que managériales
53% des personnes interrogées souhaitent prendre davantage de responsabilités, motivées par le développement professionnel (74 %), l’amélioration de la rémunération (72 %) et une plus grande participation aux décisions (54 %). En revanche, elles ne sont que 35% à vouloir devenir manager. La faute à un poste réputé difficile, ce que ne démentent pas les managers : 4 sur 10 estiment qu’ils manquent de formation pour accomplir leur mission comme il se doit et 1 sur 2 dit n’avoir pas assez de temps pour exercer pleinement son rôle.
4. Des actions concrètes pour préserver leur santé mentale et physique
Reconduite Grande cause nationale en 2026, la santé mentale semble encore trop délaissée par les entreprises aux yeux des salariés. Un tiers d’entre eux estiment que leur entreprise n’agit pas concrètement sur la santé mentale, alors que 41 % déclarent avoir déjà connu un burn-out ou un état d’épuisement professionnel.
Le constat n’est pas meilleur sur le plan de la santé physique : la moitié de l’échantillon déclare que des actions pour préserver leur santé physique sont mises en place par leur employeur, alors même que 43 % des travailleurs affirment ressentir des douleurs ou gênes liées à leur activité professionnelle.
5. Un fort engagement RSE
81% des salariés jugent important que leur entreprise définisse ses valeurs et/ou sa mission, car 86% d’entre eux sont persuadés que les organisations ont un rôle à jouer pour rendre la société meilleure. Aujourd’hui, plus d’un salarié sur deux estime que son entreprise a un fort engagement RSE (responsabilité sociétale des entreprises). 75% des Français estiment que la RSE sera d’ailleurs un critère décisif dans le choix d’un employeur d’ici cinq ans, selon le dernier baromètre Humacap.
*Enquête online menée par l’institut Toluna pour le compte de Great Place To Work France, réalisée en décembre 2025 auprès d’un échantillon représentatif de 4 246 actifs français.