Royaume-Uni : ces salariés prêts à être moins payés pour continuer à télétravailler

De nombreux salariés britanniques accepteraient de voir leur salaire baisser si c’est le prix à payer pour pouvoir travailler d’où ils le souhaitent.

Près d'un salarié britannique sur deux est prêt à accepter une baisse de salaire pour pouvoir rester en télétravail.
Près d'un salarié britannique sur deux est prêt à accepter une baisse de salaire pour pouvoir rester en télétravail. © Lightfield studios/stock adobe.com

Au Royaume-Uni, comme partout dans le monde, les salariés ont pris le pli du télétravail. Et ils ne semblent pas prêts à délaisser leurs nouvelles habitudes de travail pour revenir à l’organisation d’avant-crise. Quitte à consentir des baisses de salaire.

Des avantages dont les salariés ne peuvent plus se passer

C’est ce que dévoile une étude de l’éditeur de logiciels Ivanti, selon laquelle 66% des collaborateurs interrogés préféreraient poursuivre le télétravail plutôt que d’accepter une promotion. 49% d’entre eux se disent même prêts à voir leur salaire baisser pour conserver l’avantage de pouvoir travailler à distance.

Pourquoi un tel engouement pour le télétravail ? Car il présente des atouts financiers et psychologiques selon le panel sondé. En tête des avantages cités : la réduction du stress lié aux transports, l’apport de flexibilité, les économies qu’il permet de réaliser et un meilleur équilibre vie pro/vie perso.

Cette variation de la rémunération des télétravailleurs n’a rien d’utopique, puisqu’elle a déjà cours dans certaines entreprises. Ainsi, Facebook, qui continue de développer le télétravail, a décidé d’indexer le montant du salaire de ses collaborateurs sur leur lieu de résidence (et sur le coût de la vie sur place).

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Un schéma peu probable en France

Pourrait-on transposer ce modèle en France ? Cela paraît plus compliqué en raison d’un cadre légal du contrat de travail plus strict que dans les pays anglo-saxons. Une telle différence de traitement entre les collaborateurs en fonction de leur lieu de résidence, ou entre ceux travaillant sur site et ceux travaillant à distance, constituerait une rupture d’égalité et une discrimination. En France, le principe reste le suivant : « à travail égal, salaire égal ».

L’employeur doit être en mesure de justifier des écarts de rémunérations entre collaborateurs de la même catégorie par l’un de ces éléments objectifs et matériellement vérifiables : la qualification, les compétences, l’expérience, l’ancienneté ou encore la productivité.

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Par Maïté Hellio

Reporter tout terrain et pianiste, aime quand les mots et les notes sonnent juste !

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