Retour au bureau : un tiers des DRH confrontés au déménagement de leurs salariés

De nombreux salariés ont changé de lieu de résidence durant la pandémie. Un défi de taille pour les entreprises !

Comment s'organiser pour faire face au déménagement de ses collaborateurs ?
Comment s'organiser pour faire face au déménagement de ses collaborateurs ? © artiemedvedev/stock adobe.com

Alors que les salariés vont amorcer mercredi 9 juin un retour progressif au bureau, l’ANDRH (association nationale des DRH) révèle qu’un DRH sur trois fait face à des problématiques liées au déménagement de ses collaborateurs durant la crise sanitaire.

Besoin de se mettre au vert, de quitter son petit deux-pièces pour une maison avec jardin, envie d’adopter sa maison de vacances comme résidence principale… La pandémie a conduit de nombreuses familles à changer de cadre de vie et de (télé)travail.

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Libre choix du domicile pour le salarié

Or, selon le Code du Travail, un employeur ne peut, en raison du lieu de résidence de son salarié, ni l’écarter d’une procédure de recrutement, de l’accès à un stage ou à une période de formation en entreprise ni le sanctionner, le licencier ou le discriminer (notamment en matière de rémunération, de formation, d’affection, de renouvellement de contrat etc.).

En principe, le salarié a le libre choix de son domicile car son lieu de résidence fait partie intégrante de sa vie privée. En la matière le Code du travail dispose que « nul ne peut apporter aux droits des personnes et aux libertés individuelles et collectives de restrictions qui ne seraient pas justifiées par la nature de la tâche à accomplir ni proportionnées au but recherché ». Insérer une clause de résidence dans un contrat de travail est donc illicite et susceptible d’être invalidé par la justice.

Des solutions de travail hybride à inventer

Les entreprises vont donc devoir trouver des solutions pour proposer des formules de travail plus flexibles à leurs collaborateurs, en particulier pour ceux qui se sont éloignés de leur lieu de travail. « L’organisation de demain sera forcément hybride, entre travail en présentiel et à distance », estime la présidente de l’ANDRH, Audrey Richard, dans les colonnes du Parisien.

Le nouveau protocole sanitaire, qui entre en vigueur mercredi, laisse aux entreprises la main pour fixer, dans le cadre du dialogue social, le nombre de jours de télétravail et de présentiel par semaine. « On ne revient pas sur site pour travailler comme avant, mais uniquement pour travailler en collectif. Pour le manageur, tout reste à faire », précise Audrey Richard.

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Par Maïté Hellio

Reporter tout terrain et pianiste, aime quand les mots et les notes sonnent juste !

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