Pourquoi allons-nous travailler ?

Sortir de chez soi, créer du lien, avoir un statut social, apprendre de nouvelles choses, participer à un projet collectif, gagner sa vie… On a tous une bonne raison de se lever le matin pour partir au boulot. Pour adapter et faire évoluer l’entreprise, les RH ont tout intérêt à réfléchir à ces différents facteurs de motivation. Dans son rapport Révélez vos talents, ADP, expert en matière de gestion du capital humain, met en avant les principales raisons avancées par les salariés de se rendre au bureau. Si quelque 51 % des répondants répondent « aller au travail afin de payer ce dont ils ont besoin et envie, 48 % d’entre eux indiquent y aller pour des raisons plus personnelles, par exemple à des fins de développement et d’épanouissement personnel, de bien-être, etc. ». Deux salariés sur 10 répondent affirment également : « Parce que j’adore ce que je fais – cela s’apparente davantage à des vacances qu’à un travail ». C’est un point de vue…

Argent et bonheur, deux côtés d’une même médaille

Quelles que soient les motivations des salariés, les entreprises ne peuvent évidemment pas répondre à tous leurs besoins. Ce qui ne signifie pas qu’elles ne peuvent pas agir ! Comme l’explique l’étude, les théories de l’engagement et de la motivation ont trop souvent divisé les salariés en deux catégories : ceux qui se lèvent pour l’argent et ceux qui se lèvent pour des facteurs plus abstraits, tels l’amour de son travail. Dans les faits, ces deux facteurs sont liés : « (…) Dans tous les groupes d’âge, notre enquête a montré qu’il existait un équilibre presque parfait entre les personnes travaillant pour des raisons financières et celles davantage portées par des facteurs de satisfaction intrinsèques ». Concrètement, il faut doser entre ces deux satisfactions et répondre aux besoins de réalisation financières et personnelles des collaborateurs, à savoir leur offrir des opportunités de formation et de développement professionnel.

La jeune génération « ne veut pas laisser passer son bonheur au travail »

Gagner de l’argent oui, mais ni trop, ni trop peu…

En analysant de plus près les raisons qui poussent à travailler, on s’aperçoit que c’est encore un peu plus compliqué. Les employés se lèvent pour gagner leur vie, soit, mais s’ils gagnent trop peu leur salaire est source d’insatisfaction. Quand son montant dépasse 70 000 euros, le bonheur stagne… S’ils aiment échanger avec leurs collègues, les salariés vivent aussi parfois des relations compliquées, jusqu’à devoir quitter leur emploi. Enfin, même les personnes les plus passionnées ont déjà éprouvé un sentiment d’ennui ou de frustration au travail. Toutes les tâches ne sont pas intéressantes et pourtant il faut bien s’en acquitter. La motivation au travail est donc fluctuante et jamais totalement acquise. Elle varie également avec l’âge et sa situation personnelle. Les étudiants ont un job alimentaire pour payer leurs études. Un(e) célibataire peut tirer satisfaction et une certaine forme de prestige à exercer, par exemple, un emploi de journaliste pigiste. Ses préoccupations évolueront peut-être plus tard si sa situation familiale change et qu’il/elle souhaite exercer un métier qui paie plus.

9 initiatives qui montrent le chemin du bonheur au travail

Dans tous les cas, les hommes partagent une même satisfaction : le goût du travail bien fait. Là encore, c’est un facteur sur lequel les entreprises peuvent agir en laissant la possibilité aux salariés de réaliser un travail qu’ils estiment mené à bien.

Frugalisme : et si on arrêtait de travailler à 40 ans ?

Par Guirec Gombert

Membre de la team édito envolé vers de nouvelles aventures !

Ajouter un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

L'actu RH

dans votre boite mail

Recevez l’essentiel de l’actualité RH

En cliquant sur « S'inscrireOk », vous acceptez les CGU et la politique de traitement de vos données personnelles.