Coronavirus : l’apprentissage pour sauver l’emploi des jeunes

Près de 700 000 jeunes entreront sur le marché du travail en septembre. Premières victimes de la crise économique, le gouvernement planche sur des mesures pour limiter les dégâts.

En septembre, ce sont près de 700 000 jeunes qui entreront sur le marché du travail.(photo/StratfordProduction/adobestock)

En septembre, ce sont près de 700 000 jeunes qui entreront sur le marché du travail. Or le contexte économique n’a jamais été aussi tendu. Les mesures exceptionnelles prises par les gouvernements pour endiguer le coronavirus devraient avoir des conséquences particulièrement négatives sur l’accès des jeunes au marché du travail. C’est en tous cas ce qui ressort d’un rapport de l’Organisation mondiale du travail (OIT). En effet, selon ce rapport, « les jeunes sont, en général, plus touchés par les crises économiques », souligne Sangheon Lee, directeur du département de l’emploi de l’OIT. « Si le ralentissement de la consommation lié au Covid-19 se poursuit dans les mois à venir, nous devons nous attendre à de graves conséquences pour les jeunes en termes d’opportunités d’emploi ».
Pour le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, l’enjeu est « majeur ». Le ministre de l’Economie veut faire de l’emploi des jeunes une des priorités du plan de relance. C’est pourquoi le gouvernement travaille,en ce moment, sur une série de mesures pour favoriser l’emploi des jeunes.

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Trois fois plus de risques d’être au chômage que les adultes

Les jeunes ont trois fois plus de risques d’être au chômage que les adultes. Ils ont, en effet, tendance à à occuper des emplois plus temporaires, plus flexibles et plus instables, souvent dans le secteur des services, qui a été durement touché par une forte baisse de la demande des consommateurs depuis le début de l’épidémie. Parmi les jeunes qui occupent un travail, soit 429 millions, 13 % sont en situation d’extrême pauvreté. L’organisation indique par ailleurs qu’un cinquième des 15-24 ans dans le monde n’est pas scolarisé et vit sans emploi ni formation, un phénomène qui ne faiblit pas et qui touche en grande majorité les jeunes femmes.

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Développement de l’apprentissage

Ainsi le gouvernement envisage de développer le levier de l’apprentissage. L’embauche d’un jeune qui sort d’école pourrait être prise en charge par l’Etat, quelques mois, comme en activité partielle. Le gouvernement souhaite aussi développer l’apprentissage dans la fonction publique qui compte seulement 30 000 apprentis sur plus de 400 000 au total. Autre idée développée : les apprentis pourraient disposer de plus de temps un an au lieu de trois mois pour trouver une entreprise. Une période pendant laquelle il pourrait continuer à se former, ce qui permettrait de ne pas casser la dynamique jusqu’à ce que les embauches reprennent.

Par Adélaïde Haslé

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