Ce que dit France Travail sur les intentions de recrutement en 2026

L’enquête Besoin en main-d’œuvre 2026 de France Travail montre un ralentissement de la baisse des prévisions de recrutement et une amélioration des tensions.

BMO France Travail 2026
Près de 2,3 millions de projets de recrutement sont attendus cette année, selon France Travail. © France Travail

Le marché du travail français n’en est pas encore à repartir à la hausse mais l’enquête Besoins en main-d’œuvre 2026 (BMO)*, publiée le 21 avril par France Travail, pousse à l’optimisme. Près de 2,3 millions de projets de recrutement sont attendus cette année, en recul de 6,5 % par rapport à 2025. Un ralentissement deux fois moins marqué que l’année précédente, qui avait enregistré une baisse de 12,5 %.

« Malgré un contexte économique plus prudent, les entreprises françaises maintiennent un niveau de recrutement élevé avec près de 2,3 millions de projets en 2026, confirmant la robustesse du marché du travail », indique France Travail dans son étude.

La santé en tête des secteurs qui recrutent

Tous les secteurs ne sont pas logés à la même enseigne. En tête, le secteur santé, social, services à la personne prévoit 322 000 recrutements en 2026, en croissance de 0,4 % sur un an. En raison des besoins croissants liés au vieillissement de la population et à la montée en charge des services de soins, c’est l’un des rares secteurs dont les recrutements sont en croissance. « D’ici 2030, ce sont 500 000 postes qui devront être pourvus dans ce secteur. Parmi les métiers les plus recherchés : aides-soignants, infirmiers et auxiliaires de vie », indique France Travail.

En volume de recrutement, viennent ensuite l’hôtellerie-restauration (319 000 projets de recrutement), le secteur commerce-distribution (264 000 projets), l’industrie (211 000 projets, -2,4 %) et l’agriculture (193 000 projets, -4,4 %).

Des tensions de recrutement qui restent élevées bien qu’en recul

Dans la plupart de ces secteurs, les tensions de recrutement sont fortes. Dans la santé-social-services à la personne, plus d’un projet de recrutement sur deux (54 %) est jugé difficile. Dans l’industrie, c’est 48 %, et 44 % dans l’hôtellerie-restauration. Les difficultés de recrutement sont plus importantes encore dans le secteur du BTP, avec 65 % des recrutements qui sont jugés difficiles, pour un volume de recrutement en 2026 de 143 000.

Tous secteurs confondus, 43,8 % des projets sont considérés comme difficiles, un chiffre en recul de 6,3 points par rapport à 2025, et qui est à son niveau le plus bas depuis 2019. C’est le signe que la situation s’améliore un peu. « Ces tensions témoignent surtout de l’ampleur des besoins en compétences dans des métiers essentiels, et appellent une mobilisation renforcée pour accélérer les reconversions vers les métiers porteurs », indique France Travail.

Les TPE-PME résistent

C’est dans les petites et moyennes entreprises que les recrutements sont les plus nombreux. « Deux recrutements sur trois se feront dans les TPE-PME, preuve que le tissu économique de proximité continue de porter l’emploi dans les territoires », indique France Travail. Dans les entreprises de 0 à 9 salariés, les projets de recrutement pour 2026 sont en recul de 6,5 %, et de 5,8% dans les entreprises de 10 à 49 salariés.

À l’inverse, les projets de recrutement dans les entreprises de plus de 200 salariés sont en baisse de 12,8 % pour 2026, signe d’une prudence certaine de la part des grands groupes.

*enquête BMO 2026 réalisée entre octobre et décembre 2025 dans les 13 régions métropolitaines et 5 départements d’outre-mer.

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