Comment les écarts de salaire femmes-hommes se sont réduits
Retour en graphiques sur trente ans de réduction des inégalités de rémunération entre les femmes et les hommes en France.
En 2024, le revenu salarial moyen des femmes s’élève à 22 060 € annuels dans le secteur privé. Un montant inférieur de 21,8% à celui des hommes, qui atteint 28 220€, selon les derniers chiffres de l’Insee publiés le 26 février 2026.
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Aux sources des inégalités : volume de travail et distribution genrée des professions
Les disparités actuelles puisent, en partie, leur source dans la différence de volume de travail : « Les femmes sont moins souvent en emploi que les hommes au cours de l’année et occupent plus fréquemment un emploi à temps partiel, situations qui peuvent être subies comme relever d’un choix », observe l’Insee. En prenant compte de ces facteurs, le temps de travail moyen annuel des femmes est inférieur de 9,1% à celui des hommes. Si l’on intègre ce paramètre, à temps de travail égal, les femmes gagnent donc, en moyenne, 14% de moins que les hommes, en 2024.
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Autre élément à prendre en compte : la distribution genrée des professions. Les femmes sont surreprésentées dans des professions (secrétaires, agentes d’entretien, employées de libre-service du commerce, aides à domicile, caissières, aides ménagères, aides-soignantes…) et des secteurs peu rémunérateurs, quand les hommes sont majoritaires aux postes qui proposent les salaires les plus élevés. In fine, à temps de travail égal et à emploi comparable, l’écart de rémunération entre les hommes et les femmes se réduit encore pour atteindre 3,6% en 2024.
Des écarts salariaux plus prononcés dans les services
C’est dans le secteur des services mixtes (information-communication, services financiers et immobiliers) que les inégalités salariales de genre sont les plus prégnantes, avec un écart moyen de 22,7% entre le salaire net mensuel des femmes et celui des hommes, au profit des seconds. À l’inverse, la construction est le seul secteur à afficher un déséquilibre en faveur des femmes : leur salaire moyen mensuel est supérieur de 2% à celui de leurs homologues masculins, « car les femmes y sont rares, hormis parmi les cadres, mieux rémunérés en moyenne que les autres salariés », note l’institut statistique.
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A noter également que les écarts varient en fonction de la catégorie socioprofessionnelle. Ainsi, la différence moyenne de rémunération nette mensuelle entre les femmes et les hommes est plus marquée chez les cadres (14,8%), les ouvriers (11,7%) et les professions intermédiaires (11,2%) que chez les employés (1,7%). L’Insee note également que ces disparités se creusent avec l’âge, passant de 3,2% chez les personnes de moins de 25 ans à 24,1% chez ceux de 60 ans et plus. Ce fossé s’accentue lorsque les salariés deviennent parents : si en 2022, l’écart de rémunération net moyen était de 5,8% entre femmes et hommes n’ayant pas d’enfant, il s’élevait à 28,2% entre les pères et les mères de trois enfants ou plus.
La taille de l’entreprise a, elle aussi, une incidence. Plus celle-ci compte de salariés, plus les écarts de rémunération entre les sexes sont importants : de 7,1% dans les TPE de moins de 10 collaborateurs à 16,7% pour les entreprises de 5 000 salariés et plus.
Des progrès lents mais réels
Au-delà de cette photographie actuelle, comment les écarts de rémunération ont-ils évolué depuis 1995 ? L’Insee constate que les écarts de salaire net en équivalent temps plein entre les hommes et les femmes s’est réduit de 8 points entre 1995 et 2024. Des progrès lents mais réels, encouragés par deux facteurs principaux :
- l’augmentation de la présence des femmes à des postes de cadres ;
- la réduction de l’écart de volume de travail entre les femmes et les hommes, passé de 14,9% en 1995 à 9,1% en 2024.
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