Vers un congé parental plus court mais mieux rémunéré ?

Un rapport remis ce mercredi 6 octobre au gouvernement plaide en faveur d’un congé parental mieux réparti entre le père et la mère et rémunéré en fonction du salaire antérieur.

Le rapport esquisse des pistes pour inciter davantage de parents à prendre un congé parental durant la première année de leur enfant.
Le rapport esquisse des pistes pour inciter davantage de parents à prendre un congé parental durant la première année de leur enfant. © pololia/stock adobe.com

Six mois de congé parental pour le père, six mois pour la mère. Telle est la proposition formulée par le sociologue Julien Damon et la cheffe d’entreprise Christel Heydemann pour mieux concilier vie personnelle et vie professionnelle et favoriser l’égalité homme/femme.

Pourquoi un an ? Parce que, selon un sondage réalisé par la Caisse nationale d’allocations familiales en 2019, 86% de ses allocataires se prononcent en faveur de la garde des bébés de moins de six mois par leurs parents plutôt que par une tierce personne et 47% souhaitent garder eux-mêmes leur enfant jusqu’à son premier anniversaire. Au cours de la deuxième année, ce ratio chute, en revanche, à 26%, car 41% des parents privilégient la crèche comme mode de garde.

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Rémunération indexée sur le salaire antérieur

Dans leur rapport remis ce mercredi 6 octobre à l’exécutif, les auteurs recommandent également de mieux indemniser ce congé familial, durant la première année de l’enfant, pour inciter davantage de parents, et notamment de pères (qui ne sont aujourd’hui que 0,9% à le poser), à le prendre.

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Leur solution ? Passer d’une rémunération forfaitaire peu avantageuse (au maximum 400 € mensuels pour un temps plein) à une indemnisation indexée sur le salaire antérieur (avec un plafonnement). Les parents auraient ensuite la possibilité de prolonger ce congé au-delà de la première année mais avec une indemnisation moindre.

Un levier pour faciliter les recrutements

Selon les auteurs du rapport, cette réforme de la politique familiale serait extrêmement bénéfique pour les entreprises qui peinent à recruter : « La garde des jeunes enfants constitue un frein à la reprise d’une activité, concernant quelque 150 000 demandeurs d’emploi. »

Par Maïté Hellio

Reporter tout terrain et pianiste, aime quand les mots et les notes sonnent juste !

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