Télétravail : nos conseils pour bien accompagner vos alternants

En contexte de télétravail généralisé, certains alternants peuvent se trouver désorientés et isolés. Comment les accompagner au mieux ?

Quelles sont les bonnes pratiques à adopter pour accompagner un alternant en télétravail ?
Quelles sont les bonnes pratiques à adopter pour accompagner un alternant en télétravail ? © goodluz/stock adobe.com

Sentiment de solitude ou d’être livré à soi-même, manque d’interaction sociale ou de soutien… Le télétravail peut être source d’inquiétude chez les alternants qui font leurs premiers pas sur le marché du travail dans un contexte anxiogène. Nous avons demandé à plusieurs experts du recrutement et de la formation en alternance de nous livrer leurs conseils pour accompagner un jeune travaillant à distance. Florilège de bonnes pratiques.

Vite, un alternant !

« Placer l’alternant dans une position active »

« Il est important de construire un parcours d’apprentissage qui place l’alternant dans une position active, même dans le cas de cours et de travail à distance », plaide Rémy Galland, directeur de l’Ecole Multimédia. « Un prof ou un manager qui vous parle pendant 20 minutes sans s’arrêter est compliqué à suivre mais, s’il vous parle par écran interposé, c’est encore plus catastrophique ! »

Que ce soit à-travers le modèle pédagogique de mix-learning (mi-enseignement à distance et mi-formation en présentiel) de l’Ecole Multimédia ou au sein de l’entreprise, l’interactivité est la clé du succès pour accompagner l’élève. Ces échanges sont permis par les outils numériques (Teams, Slack, Trello…), idéaux pour mener à bien des projets collaboratifs par exemple.

« Bien accompagner l’alternant dans ses apprentissages »

Autre facteur de première importance dans un contexte de télétravail : donner à l’étudiant une ligne de conduite. « L’alternant doit pouvoir savoir où il est et où il va. Il doit se sentir accompagné et guidé dans son apprentissage », précise Rémy Galland. A cet égard, le tuteur de l’alternant doit fixer des points d’étape quotidiens sur les missions en cours et à venir pour ne pas laisser le jeune dans le flou.

« Organiser des webcafés »

Pour pallier l’absence de moment de convivialité, Chantal Berdaa, directrice de l’Institut F2I, suggère d’organiser des webcafés, des moments de discussion informelle en visioconférence avec les membres de son équipe ou extérieurs à l’équipe. «De nombreuses sociétés ont instauré ce petit rituel pour faciliter les échanges et renforcer les liens humains malgré la distance ». Un moyen, à ses yeux, de « garder le contact et de prendre des nouvelles régulièrement pour que le candidat ne se sente pas isolé ».

« Définir un planning de télétravail par semaine »

Chantal Berdaa prône aussi de définir chaque semaine un planning de télétravail « afin de s’assurer du bon déroulement des missions et de fixer des objectifs à la fin de la semaine ou du mois ». Cet emploi du temps permet d’offrir à l’étudiant une vision claire des jours d’école et en entreprise, des jours télétravaillés ou non.

« Morceler les objectifs à atteindre »

Dans le même ordre d’idées, Arnaud Scapotta, responsable commercial de l’Institut Carrel, invite les entreprises à « morceler les objectifs à atteindre. Le fait de découper ses missions en plusieurs étapes permet d’entretenir la motivation de l’alternant, y compris à distance.»

« Se renseigner sur les aides pour l’équipement informatique »

Arnaud Scapotta conseille également de « se renseigner sur les forfaits de premier équipement informatique, mis en place par le gouvernement, qui permettront de fournir à l’alternant le matériel nécessaire au travail à domicile ». Le CFA peut demander une aide jusqu’à 500€ par jeune pour acheter ordinateurs portables et matériels informatiques.

« L’intégrer comme un salarié et le faire participer à la vie de l’équipe »

A distance comme en présentiel, l’alternant doit se sentir partie prenante de la vie de l’entreprise. Cela passe notamment par des outils favorisant la communication, comme l’explique Cécile Bagot, chargée de missions RH chez HelloWork : « Avoir une messagerie type Slack ou autre afin que l’alternant pose ces questions au fur et à mesure et qu’il n’ait pas de point de blocage est important dans le cadre du travail à distance (…) Je préconise aussi d’intégrer l’alternant comme n’importe quel salarié et de le faire participer à la vie de l’équipe sur des moments informels. »

« Conserver un lien social et éviter l’isolement »

Enfin, Véronique Deutscher, responsable de relations école/entreprises à l’ISTELI, insiste sur l’importance d’ « entretenir le lien social pour éviter l’isolement du jeune. Même si c’est plus difficile à distance, il faut maintenir les travaux de groupe, continuer d’échanger et de faire le point avec ses collègues régulièrement. A l’issue de la crise, il faudra envisager une organisation du travail hybride qui mixera présentiel et distanciel pour donner de la flexibilité aux étudiants tout en maintenant le contact humain. »

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Par Maïté Hellio

Reporter tout terrain et pianiste, aime quand les mots et les notes sonnent juste !

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