Salesforce, Google, Spotify…ces géants de la tech qui misent sur le télétravail

Après Google et Facebook, c’est au tour de Spotify et de Salesforce d’annoncer qu’ils vont ancrer le télétravail durablement dans leurs pratiques.

Salesforce a emboîté le pas d'autres géants du numérique en annonçant vouloir pérenniser le télétravail.
Salesforce a emboîté le pas d'autres géants du numérique en annonçant vouloir pérenniser le télétravail. © Sundry Photography/stock adobe.com

Pour ou contre le télétravail ? Pour un retour à 100% au bureau, pour un mix entre distanciel et présentiel ou pour du full remote à temps complet après la crise ? Les débats vont bon train au sein des entreprises en ces temps de travail à distance généralisé.

Au début de la pandémie, les géants du numérique ont été parmi les premiers à mettre en place le télétravail. De par leur dimension internationale et leur utilisation d’outils numériques qu’ils ont eux-mêmes créés, ces entreprises étaient déjà rompues au travail à distance bien avant la crise.

Post-Covid, elles comptent pérenniser ce mode de travail à l’heure où de nombreux collaborateurs exigent davantage de flexibilité dans l’organisation de leur journée. Diminution des temps de trajet, souplesse des horaires, meilleur épanouissement de leurs salariés, les acteurs de la tech ont compris que le pari du télétravail s’avérait gagnant à de nombreux titres. Et qu’il constitue plus que jamais un facteur d’attractivité pour attirer de nouveaux talents !

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Le choix du télétravail à vie

Facebook a ouvert la voie, en annonçant, dès mai 2020, que la moitié de ses employés pourraient travailler depuis chez eux de façon permanente d’ici cinq à dix ans. Google lui a emboîté le pas :  en annonçant à ses employés la prolongation du télétravail jusqu’en septembre 2021, le groupe a également dessiné les contours d’une nouvelle organisation du travail. Il projette d’expérimenter une semaine de travail flexible (« flexible workweek »), lors de laquelle les salariés passeront au moins trois jours par semaine au bureau et travailleront à distance les autres jours.

De leur côté, Twitter, Microsoft et Slack ont également fait savoir que leurs salariés seraient autorisés à adopter le télétravail à vie à l’issue de la pandémie.

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« La journée de travail de 9h à 17h est morte »

En matière de flexibilité au travail, Salesforce va encore plus loin en déclarant que « la journée de travail de 9 heures à 17 heures est morte ». « Dans notre monde toujours connecté, et connecté de façon permanente, on ne peut plus s’attendre à ce que les employés accomplissent leur travail avec succès en travaillant huit heures », écrit Brent Hyder, directeur des ressources humaines de Salesforce, dans un billet publié le 9 février sur le blog de l’entreprise.

L’éditeur américain, qui impose à ses équipes le recours au télétravail jusqu’au 31 juillet lorsque cela est possible, souhaite leur proposer ensuite une solution à la carte. Ses collaborateurs pourront choisir entre ces trois options :

  • Un travail flexible avec un à trois jours de présence au bureau par semaine
  • Un télétravail intégral pour ceux qui résident loin de leur lieu de travail ou qui exercent des fonctions ne requérant pas d’aller au bureau
  • Un travail majoritairement au bureau avec 4 à 5 jours de présentiel par semaine.

Travailler à l’autre bout de la planète

Enfin, Spotify vient également de mettre en place un programme « Work from anywhere » permettant à ses collaborateurs de travailler d’où ils le souhaitent (domicile, bureau, espace de coworking). Ils pourront également choisir de travailler dans l’un des 48 bureaux de la plateforme de streaming, répartis dans douze pays différents. S’ils souhaitent vivre dans un pays où le groupe n’est pas présent, ils pourront aussi le faire au sein d’espaces de coworking.

Ces grandes sociétés vont-elles faire office de locomotives et entraîner d’autres entreprises dans leur sillage ? C’est ce que peut laisser penser une étude réalisée par Tech In France, l’un des principaux syndicats français des entreprises du numérique, publiée en octobre 2020. Selon ce sondage menée auprès d’entreprises françaises et américaines, le télétravail est accueilli favorablement par 86% des salariés. Parmi les organisations interrogées, 63% ont mis en place une charte relative au travail à distance.

Un mode de travail à encadrer

Inscrire le télétravail dans la durée, oui, mais pas à n’importe quelles conditions. Si la majorité des sociétés questionnées estime que le travail à distance améliore le bien-être des collaborateurs ainsi que leur productivité, elles expriment toutefois des craintes : menace sur la cohésion des équipes, difficultés d’intégration des nouveaux salariés et multiplication des risques psychosociaux.

Selon ces entreprises, une mise en place harmonieuse du télétravail suppose donc de former les managers à ces problématiques, de renforcer la prévention contre les effets délétères pour la santé du télétravail et de mettre en place des chartes fixant notamment des règles au sujet de la disponibilité et de la collaboration entre salariés dans le cadre du travail à distance.

Par Maïté Hellio

Reporter tout terrain et pianiste, aime quand les mots et les notes sonnent juste !

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