RH : Que se passe-t-il à la fin d’une alternance ?

Quelles peuvent être les différentes issues d’un contrat en alternance ? Nos experts de la formation en alternance reviennent en détails sur les trois scénarii possibles.

Trois possibilités s'offrent à vous.
Trois possibilités s'offrent à vous. © Seventyfour/stock adobe.com

La fin du contrat de votre alternant est proche ? Comment la préparer et quelle suite lui donner ? Trois options s’offrent à vous. Passage en revue avec nos écoles partenaires.

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Scénario 1 : Renouveler le contrat d’alternance

Pour Véronique Riguet, directeur de l’IFAG Lyon, la fin d’un contrat en alternance s’anticipe entre avril et juin : « Si l’entreprise souhaite continuer de travailler avec l’un de nos étudiants de 3e année de Bachelor, elle doit se rapprocher de lui pour voir quel est son projet. Elle peut lui proposer un nouveau contrat d’alternance en MBA, ce qui lui permettra d’avoir immédiatement quelqu’un d’opérationnel et en adéquation avec sa culture d’entreprise. »

Pierre-Yves Bochud, responsable des relations entreprises sur le campus de l’Alliance EDUSERVICES d’Annecy, voit dans cette option une opportunité de montée en compétences rapide du jeune professionnel : « Offrir à un alternant la possibilité de réaliser tout son parcours dans la même entreprise, c’est accélérer sa montée en compétences et sa prise de responsabilités. Et cela constitue un bon test si l’objectif final est de le recruter en CDI ! »

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Scénario 2 : Embaucher l’ancien alternant en CDD ou en CDI

C’est le scénario idéal pour les alternants, comme pour les entreprises et les écoles. « La meilleure configuration que l’on puisse espérer est de voir l’un de nos anciens alternants recruté et devenir à son tour tuteur d’un nouvel alternant », confirme Arnaud Comte, responsable relations partenariats entreprises et internationaux à l’Ecole de Commerce de Lyon.

Un constat partagé par toutes les écoles partenaires : « Beaucoup de nos jeunes signent des promesses d’embauche alors même qu’ils n’ont pas encore obtenu leur diplôme », témoigne Emma Morge, chargée de développement chez IGEFI Lyon.

« Nos formations en bac+4 et bac +5 débouchent le plus souvent à l’issue de leur alternance sur une embauche en CDI, confirme Arthur Martel, directeur du campus MBway Lyon. Dans les 6 mois qui suivent la sortie de l’école, 84% des étudiants sont placés en entreprise sur des postes en CDI, et ce chiffre atteint 100% au bout d’un an. Nos conseillers en formations continuent d’accompagner les étudiants, une fois leur diplôme obtenu, pour trouver un poste à temps plein ! »

Si vous projetez d’embaucher votre alternant définitivement, faites-lui votre proposition plusieurs mois en amont de la fin de son contrat : « C’est un projet qui se construit, assure Véronique Riguet. Il faut échanger avec l’alternant et être précis sur le périmètre et les missions du poste à pourvoir et sur les perspectives d’évolution au sein de l’entreprise. »

A noter qu’en cas d’embauche en CDD ou en CDI d’un ancien alternant, il n’y aura pas de période d’essai.

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Scénario 3 : Se séparer de l’alternant ou ne pas donner suite à son contrat

« Si l’alternant part, l’entreprise n’a pas grand-chose à faire car les contrats d’alternance, comme les CDD, ont une date de fin », rappelle Arnaud Comte. A cette échéance, l’employeur doit simplement remettre à l’alternant un certificat de travail, une attestation Pôle Emploi et un solde de tous comptes. Il devra également lui verser une indemnité compensatrice de congés payés d’un montant équivalent aux jours de congés dont il n’a pas bénéficié.

Le contrat peut également être rompu avant la date prévue, souligne Sonny Brusseau, responsable des relations entreprises et des admissions à Sciences-U Lyon : « On dénombre 5% de ruptures de contrat en alternance, le plus souvent à l’initiative des étudiants. Trois cas de figure peuvent se présenter. Si l’entreprise a alerté plusieurs fois son salarié par recommandé avec accusé de réception mentionnant des fautes répétées, cela peut donner lieu à une faute lourde qui permet de se séparer de l’étudiant. Si les deux parties sont d’accord, on accompagne l’entreprise pour rédiger une rupture à l’amiable. Et si l’étudiant souhaite, de son côté, mettre fin à la collaboration, en emploie la plus grande discrétion pour ne pas mettre l’alternant en porte-à-faux et on se rapproche de l’entreprise pour faire un suivi tutoral, essayer de temporiser si possible. Notre rôle est, à la fois, de sécuriser le parcours de nos étudiants et de mettre l’entreprise en relation avec notre service des contrats. Celui-ci fera la jonction entre les organismes OPCO, qui financent la formation, et les services de facturation. »

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Par Maïté Hellio

Reporter tout terrain et pianiste, aime quand les mots et les notes sonnent juste !

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