Alternance : mauvais départ, comment rectifier le tir ?

Votre collaboration avec votre alternant ne débute pas sous les meilleurs auspices ? Découvrez les solutions de nos spécialistes de la formation en alternance pour inverser la tendance !

Comment faire en cas de mauvais départ d'une alternance ?
Comment faire en cas de mauvais départ d'une alternance ? © auremar/stock adobe.com

Au début d’une alternance, jeune recrue et tuteur doivent prendre leurs marques et apprendre à travailler ensemble. Si les prémices de cette collaboration professionnelle sont souvent riches en découvertes, de part et d’autre, elles peuvent aussi être sources d’incompréhension et de malaise. Nos experts de la formation en alternance vous expliquent comment rectifier le tir en cas de mauvais départ.

Communiquer avec l’alternant

Selon Emma Morge, chargée de développement chez IGEFI Lyon, les problèmes rencontrés dans le cadre d’une alternance résultent « de non-dits, de mauvaises interprétations, de manque de communication et peuvent être résolus facilement ». « Il faut porter une attention particulière au démarrage de la collaboration pour que la relation de travail parte sur de bonnes bases, fiables et solides, poursuit-elle. Les écoles peuvent aider à fluidifier la communication et accompagner les alternants afin qu’ils adoptent l’attitude professionnelle attendue par l’entreprise. »

La communication avec l’alternant est également jugée essentielle par Arnaud Comte, responsable relations partenariats entreprises et internationaux à l’Ecole de Commerce de Lyon : « Il faut dialoguer avec l’alternant surtout si on sent qu’il n’est pas à l’aise. Ce peut être parce qu’il ne comprend pas les consignes et qu’il n’ose pas le dire à son tuteur. Certains commerciaux en alternance viennent me voir pour me dire : ‘’comment faire pour prouver à mon tuteur que je bosse alors que je n’arrive pas à faire du chiffre ?’’ Je leur réponds : ‘’Faites-lui des récapitulatifs de vos prospections, des propositions, demandez-lui de faire un premier rendez-vous avec vous !’’ »

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Contacter l’école pour assurer la médiation

« Il ne faut surtout pas laisser la maison s’embraser ! avertit Véronique Riguet, directeur de l’IFAG Lyon. Dès l’apparition des premières difficultés, il faut alerter immédiatement l’école car l’alternance est vraiment une relation tripartite. Nous les aiderons à identifier précisément les causes du problème : est-il lié à une incompétence ? A une incompréhension ? A un manque de savoir-être ? On est là pour assurer la médiation entre l’entreprise et le jeune et, dans plus de 80% des cas, on parvient à trouver une solution. Si l’incompatibilité persiste néanmoins, nous accompagnons le jeune et l’entreprise. Nous redéfinissons la mission et les profils avec l’entreprise pour trouver un alternant qui correspond davantage à ce qu’elle recherche. »

De son côté, Chloé Milazzo, chargée de communication chez Pigier Lyon et Win, conseille d’avertir au plus vite le conseiller en formation de l’alternant afin de venir faire le point en entreprise : « Le conseiller de formation de l’alternant aide à faire repartir la relation de travail sur de bonnes bases. Grâce aux rendez-vous de suivi organisés une à deux fois par an, il vérifie que l’entreprise et l’alternant sont tous les deux satisfaits de la collaboration. L’échange et le conseil permettent d’éviter de se braquer d’un côté ou de l’autre. »

S’appuyer sur le savoir-faire pédagogique de l’école

Responsable des relations entreprises et des admissions sur le campus de Sciences-U Lyon, Sonny Brusseau, préconise, quant à lui, de ne pas hésiter à bénéficier de l’expérience de l’école en matière de pédagogie : « Les entreprises n’ont parfois pas l’habitude de s’occuper des jeunes collaborateurs. Elles peuvent avoir besoin de s’appuyer sur la pédagogie de l’école. Le plus souvent, quand l’alternance ne se passe pas bien, elles nous sollicitent trop tard, une fois que la situation s’est envenimée. De notre côté, on envoie systématiquement une grille d’évaluation aux entreprise 40 jours après le début du contrat pour vérifier que tout se passe bien, identifier les axes d’amélioration et voir si les missions confiées au jeune sont en adéquation avec la formation suivie. »

Fixer des objectifs dès la période d’essai

Le responsable des relations entreprises de Sciences-U Lyon recommande également de « profiter pleinement de la période d’essai (de 45 jours pour le contrat d’apprentissage et de 30 jours pour le contrat de professionnalisation) pour voir si le jeune correspond à l’entreprise. Il faut lui fixer des objectifs dès cette période et faire le point avec lui sur l’avancement de ses missions. »

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Faire un bilan à la fin de la période d’essai

Dans cette même logique, Bertrand Zuppetti, directeur délégué et responsable des relations entreprises sur le campus de l’Alliance EDUSERVICES de Chambéry, suggère de faire un bilan d’intégration approfondi à l’issue de la période d’essai : « C’est un moment d’échange lors duquel on demande à nos apprentis et à leurs tuteurs de remplir ensemble une grille, qui nous permet de déceler des difficultés éventuelles et d’intervenir rapidement en entreprise s’il y a des failles. Par ailleurs, nous essayons de prévenir les risques de mauvais départ en amont, en organisant une réunion de rentrée avec les maîtres d’apprentissage pour clarifier le rôle du tuteur et, s’ils le souhaitent, les former. »

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Par Maïté Hellio

Reporter tout terrain et pianiste, aime quand les mots et les notes sonnent juste !

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