Flex office : des capteurs sous les bureaux pour détecter la présence des collaborateurs

Certaines banques françaises ont installé des capteurs sous les bureaux de leurs salariés pour faciliter la mise en œuvre du flex office.

De grandes banques françaises ont adopté le flex office dans un contexte de travail hybride.
De grandes banques françaises ont adopté le flex office dans un contexte de travail hybride. © HJBC/stock adobe.com

C’est le refrain du moment : retour au bureau ne signifie pas retour en arrière. Fortes de l’expérience du télétravail massif, les entreprises sont en train d’inventer de nouveaux modèles d’organisation du travail. Le flex office peut être l’un d’entre eux pour répondre aux nouveaux enjeux d’occupation des bureaux que pose le travail hybride.

Retour au bureau, télétravail, flex office… qu’en pensent les salariés et les RH ?

De grandes banques françaises converties au flex office

Selon la Fédération des banques française, près de 63% des collaborateurs du secteur, voire 80% chez les fonctions corporate et support, étaient en télétravail en janvier 2021. Le retour au 100% présentiel paraissait donc peu envisageable.

Partant de ce constat, de grandes banques françaises, à l’image de la Société Générale ou de la BPCE (et de sa filiale Natixis), ont signé des accords permettant à leurs collaborateurs de télétravailler quelques jours par semaine et ont mis en place le flex office dans des conditions un peu particulières.

Le flex office généralisé ? Il reste encore du chemin !

Une application pour connaître les postes de travail disponibles

Les salariés de ces entreprises ont, en effet, eu la surprise de découvrir sous leurs bureaux des capteurs voués à détecter leur présence ou non à leur poste de travail. Des technologies similaires à celles utilisées dans les parkings pour signaler les places disponibles et déjà expérimentées par certaines banques américaines, telles que JP Morgan ou Goldman Sachs.

Selon la direction des banques françaises, le dispositif n’est pas destiné à surveiller les salariés mais à optimiser l’organisation du flex office. L’idée : permettre aux collaborateurs de savoir, par le biais d’une application, quels sont les postes de travail occupés et libres avant d’arriver au bureau.

Les entreprises précisent que ces capteurs ne collectent pas de données personnelles sur les salariés et n’enregistrent pas le fait que le collaborateur quitte temporairement son poste de travail.

Par Maïté Hellio

Reporter tout terrain et pianiste, aime quand les mots et les notes sonnent juste !

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