Emploi : vers une garantie jeunes universelle pour les moins de 25 ans

Le gouvernement souhaite unifier les différents dispositifs d’aide existants pour faciliter l’insertion professionnelle des 16-25 ans.

200 000 jeunes vont bénéficier de la garantie jeunes en 2021.
200 000 jeunes vont bénéficier de la garantie jeunes en 2021. © StartfordProductions/stock adobe.com

Elle avait été créée sous le quinquennat de François Hollande pour aider les jeunes dans leur recherche d’emploi. La garantie jeunes va être étendue pour venir en aide à cette génération rudement éprouvée par la crise sanitaire.

Ce dispositif s’adresse aujourd’hui aux personnes de 16 à 25 ans qui ne sont « ni en emploi, ni en études, ni en formation ». Il prévoit le versement d’une allocation mensuelle pouvant atteindre jusqu’à 497 € en contrepartie d’un engagement auprès de la mission locale pour une durée de 12 à 18 mois.

Cette mesure a été couronnée d’un franc succès puisque, selon la DARES, fin 2019, 43 % des bénéficiaires de la garantie jeunes avaient trouvé un emploi ou une formation, signé un contrat en alternance ou créé leur propre entreprise.

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Objectif : 200 000 bénéficiaires en 2021

Le gouvernement a donc décidé d’assouplir les conditions d’accès à cet accompagnement. Le nombre de bénéficiaires va doubler pour atteindre 200 000 en 2021. Dans le même ordre d’idée, des aides financières vont être instaurées pour les 16-25 ans entrant sur le marché du travail qui pourront bénéficier d’un accompagnement intensif à Pôle emploi ou d’un atelier « Objectif 1er emploi » via l’Apec (Association pour l’emploi des cadres).

Pour la ministre du Travail, Elisabeth Borne, il s’agit d’un premier pas vers « une garantie jeunes universelle » dont le but est de « s’assurer qu’aucun jeune ne renonce à un parcours vers l’emploi à cause de difficultés financières ».

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Garantie jeunes versus RSA jeune

Le gouvernement a annoncé préférer un accompagnement de ce type à une extension du RSA aux jeunes de moins de 25 ans. Cette dernière option fait néanmoins l’objet d’une proposition de loi, discutée ce mercredi au Sénat, rédigée par le sénateur socialiste Rémi Cardon. Selon lui, la garantie jeunes ne « suffira pas à répondre à l’urgence d’un filet de sécurité pour les 18-25 ans », tandis qu’un RSA élargi serait « plus simple à mettre en œuvre ». Il serait également plus coûteux puisque le montant de l’allocation mensuelle atteint 564 € pour le RSA contre 497 € pour la garantie jeunes.

« La garantie jeunes universelle, c’est mieux que le RSA jeune, car il y a en plus un accompagnement vers l’emploi », a contre-attaqué la ministre du Travail Elisabeth Borne. Cette dernière a annoncé le lancement mi-janvier d’un travail sur ce thème auquel « seront associés les acteurs de l’écosystème jeunesse, les parlementaires et les élus ».

Par Maïté Hellio

Reporter tout terrain et pianiste, aime quand les mots et les notes sonnent juste !

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