Diversité et inclusion : ce que veulent les salariés en 2026

Si une majorité de salariés français souhaitent que leur employeur maintienne son engagement en matière de diversité et d’inclusion, ils aimeraient que celui-ci se traduise par des résultats plus concrets.

diversite et inclusion barometre AFL Diversity
Deux tiers des salariés soutiennent les politiques D&I mises en place par leur employeur. © Dedraw Studio/stock adobe.com

La diversité et l’inclusion en entreprise : stop ou encore ? La question divise jusqu’au plus haut sommet des Etats. À son arrivée à la Maison-Blanche, Donald Trump avait signé un décret imposant à toutes les organisations de stopper leurs programmes de diversité et d’inclusion (D&I). Une vague qui n’a pas déferlé en France, où 45 % des salariés souhaitent que les entreprises continuent de s’engager sur les enjeux D&I, d’après le baromètre diversité et inclusion en entreprise 2026, réalisé par AFL Diversity avec Ipsos/BVA et Bain & Company, publié le 25 mars.

Des politiques D&I bien installées dans le paysage des entreprises

En 2026, deux tiers des salariés français soutiennent les politiques D&I conduites par leur employeur. Un ratio qui se stabilise et devrait rester constant si l’on en croit les participants à l’enquête : seul 1 salarié sur 10 pense que cet engagement risque de faiblir au cours des trois prochaines années.

Mais un autre chiffre vient nuancer ce tableau : 25 % des personnes interrogées se déclarent favorables à un arrêt de ces politiques, au premier rang desquels les hommes, les ouvriers et les salariés issus de la diversité. Parmi leurs principales réserves vis-à-vis de ces plans d’actions : la crainte d’une discrimination inversée, la remise en cause du principe méritocratique ou encore le fait que ce ne soit pas le rôle de l’entreprise de s’emparer de ce sujet.

Du côté des dirigeants français, 80 % jugent primordial de poursuivre leurs engagements en matière de D&I, selon le baromètre 2025 de l’engagement des entreprises Ipsos BVA. En revanche, les auteurs de l’étude soulignent que les investissements en matière de D&I devraient reculer au profit d’autres sujets de taille à l’agenda des employeurs, en particulier le développement de l’IA et la gestion de la pression économique et des aléas liés au contexte géopolitique.

Des salariés en attente de résultats concrets

Si la légitimité de ces politiques est rarement questionnée, leur efficacité est davantage challengée. 66 % des salariés estiment que l’engagement de leur entreprise est à même d’empêcher les discriminations, soit 11 points de moins qu’en 2025, signe que les collaborateurs attendent des preuves tangibles que ces dispositifs portent leurs fruits.

« Seuls 24 % des salariés indiquent que des indicateurs clairs sont en place dans leur entreprise pour mesurer les progrès en matière de D&I. Ce déficit de visibilité contribue probablement à la baisse du sentiment d’efficacité, alors même que les expériences de discrimination semblent reculer », notent les auteurs de l’étude.

En 2026, 17 % des salariés issus d’au moins une diversité se sont vu refuser une promotion professionnelle au cours des 5 dernières années (contre 23 % en 2025) et 21 % d’entre eux ont renoncé à solliciter une évolution professionnelle en raison de leurs différences (contre 28 % en 2025).

Le recrutement par les compétences arrive en tête des actions les plus efficaces pour favoriser la diversité et l’inclusion en entreprise (cité par 49 % des salariés). Il est suivi des actions de sensibilisation et de formation de l’ensemble des salariés à la diversité et à l’inclusion (38 %) et par l’exemplarité de la direction et du management (37 %). Il est intéressant de souligner que les collaborateurs privilégient des actions visant l’ensemble des salariés à des mesures ciblant les collaborateurs issus de la diversité (rôle modèles, accompagnement individuel, procédure d’alerte, communautés…).

La D&I, un atout au service de la confiance et de l’engagement des salariés

58 % des salariés considèrent que la diversité et l’inclusion contribuent à la performance collective en entreprise, notamment parce que ces politiques renforcent le bien-être au travail, la cohésion d’équipe et la collaboration.

De plus, les salariés qui évoluent dans une entreprise engagée sur les thématiques D&I nourrissent un sentiment de confiance plus fort à l’égard de leur hiérarchie : 40 % d’entre eux déclarent avoir tout à fait confiance dans leur manager direct (contre 23 % pour l’ensemble des salariés) et 29 % ont totalement confiance dans les décisions de la direction générale et des ressources humaines (soit deux fois plus que chez l’ensemble des collaborateurs).

Enfin, travailler pour une entreprise vertueuse en matière de D&I renforce le sentiment de fierté chez les salariés : 40 % des salariés employés par ce type d’entreprise se disent tout à fait fiers d’y travailler contre 20 % pour la moyenne de l’ensemble des salariés.

*Enquête «Diversité et Inclusion en entreprise», menée en février 2026 par AFL Diversity et BVA People Consulting sur 1 500 répondants.

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