Recrutement et réseaux sociaux : comment cibler les bons profils ?

Les réseaux sociaux constituent de précieux outils pour capter des profils qui ne sont pas en recherche active, mais qui restent à l’écoute du marché. À condition de connaître leurs codes pour cibler efficacement vos candidats potentiels.

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Sourcer les bons candidats constitue le deuxième défi identifié par les recruteurs pour 2026, d'après l'enquête Hellowork. © Azee Jacobs/peopleimages.com/stock adobe.com

Les jobboards restent, de loin, le premier canal de recrutement en France. Mais ils ont une limite : ils ne touchent que les profils déjà en recherche active. Pour toucher des candidats passifs, qui pourraient changer de poste si une belle opportunité se présentait à eux, les réseaux sociaux constituent un vecteur intéressant pour les recruteurs. On vous aide à savoir sur quel réseau trouver vos candidats, quels messages leur adresser et comment orienter l’algorithme en votre faveur.

Pourquoi les réseaux sociaux ont changé les règles du recrutement ?

Les réseaux sociaux ne fonctionnent pas sur le même principe que les jobboards. Les confondre est la première erreur à éviter pour recruter sur ces canaux.

Un immense vivier de candidats passifs

Sur un site d’offres d’emploi, vous touchez des profils en recherche. Sur les plateformes sociales, vous avez accès à des personnes qui n’ont pas spécialement décider de changer d’entreprise, mais qui pourraient changer d’avis si votre offre d’emploi leur correspond.

C’est la distinction que pose Nathanaël Lemarchand, Head of Solutions chez Hellowork : « Les plateformes d’emploi ont un intérêt si le candidat est sur le même timing que vous. À l’inverse, les réseaux sociaux sont un excellent moyen pour vous de « tendre une perche à celles et ceux qui ne seraient pas en recherche active » mais qui pourraient s’intéresser à une nouvelle opportunité si elle correspond à leurs attentes et aspirations. »

Ce que disent les chiffres

De plus en plus de recruteurs mobilisent les réseaux sociaux pour trouver les profils dont ils ont besoin. Alors que sourcer les bons candidats constitue le deuxième défi le plus important identifié par les recruteurs* pour 2026, juste derrière la pénurie de main-d’œuvre, les réseaux sociaux apportent une réponse directe à cet enjeu.

Les chiffres à retenir

66% des recruteurs utilisent les réseaux sociaux pour recruter, selon l’enquête Hellowork 2025*. C’est le troisième levier de recrutement le plus utilisé, derrière les jobboards (cité par 99% du panel) et les candidatures spontanées (68%). De leur côté, 43 % des candidats utilisent les réseaux sociaux pour trouver un emploi.

Mais toutes les entreprises ne jouent pas sur le même terrain : si 80 % des recruteurs investissent les réseaux sociaux professionnels, seulement 36 % s’aventurent sur les plateformes grand public comme Facebook, TikTok ou Snapchat. Pourtant, c’est précisément là que se trouvent les talents passifs que LinkedIn ne capte pas.

Quel réseau social choisir selon le profil recherché ?

Chaque plateforme grand public attire une population différente, ce qui implique d’adapter votre stratégie à chaque canal. Publier partout, de manière indifférenciée, c’est investir du temps et un budget pour, in fine, cibler des personnes qui ne vous intéressent pas. Des solutions clés en main, comme Stori by hellowork, vous permettent de construire des campagnes sur les réseaux sociaux les plus adaptés en fonction de la cible que vous visez.

Facebook, Instagram : la carte des profils par plateforme

Le choix d’un canal se fait d’abord en fonction du poste et du territoire. Nathanaël Lemarchand le formule sans détour : « Pensez global : vous n’allez pas poster une offre d’emploi sur un réseau social si vous n’avez qu’un poste de comptable ouvert à Brest. En revanche, si vous recrutez des techniciens de maintenance sur toute la région Centre, ça parlera à plus de gens : c’est un besoin spécifique mais large. »

La règle de base pour une campagne de recrutement sur les réseaux sociaux : la fonction sur laquelle vous recrutez doit représenter au moins 10 à 15 % de vos projets d’embauche annuels pour se justifier.

Bon à savoir

Chaque réseau social correspond à une cible précise :

  • Facebook : zones rurales et périurbaines, profils cols bleus, utilisateurs de plus de 35 ans ;
  • Instagram : trentenaires urbains, profils diplômés, secteurs tertiaires et services.

Ces deux canaux couvrent l’essentiel des candidats disponibles en France. Pour des profils diplômés dans les grandes villes, Instagram est un complément utile aux réseaux professionnels. Pour aller plus loin, des canaux de niche comme Reddit (profils tech) ou Pinterest (décoration, mode, bien-être) peuvent compléter votre dispositif selon vos besoins de recrutement.

TikTok et Snapchat valent-ils le coup pour recruter la Gen Z ?

TikTok est souvent perçu comme un réseau de divertissement. Pourtant, les entreprises qui l’ont intégré à leur démarche de marque employeur témoignent de bons résultats en matière de notoriété et d’engagement, en particulier auprès des jeunes utilisateurs.

« TikTok est un très bon moyen de faire rayonner sa marque employeur, explique Marjorie Levêque, responsable social media de Hellowork. En montrant les coulisses de son entreprise, en filmant ses collaborateurs, on crée un engagement auprès d’une communauté. Une fois celle-ci constituée, les entreprises peuvent également faire de leur compte TikTok un canal de recrutement, pour les alternants et les stagiaires mais pas seulement ! »

Les informations issues de l’enquête Hellowork 2025 nuancent cependant l’adoption : seulement 9 % des recruteurs utilisent TikTok pour leur marque employeur. C’est peu, mais c’est aussi une occasion de vous démarquer sur un terrain encore peu concurrentiel. La Gen Z, elle, n’attend pas : 35 % des candidats de 16 à 29 ans envisagent de rester moins de deux ans dans un poste. Recruter ces talents tôt, avant qu’ils soient en recherche active, devient une nécessité pour les entreprises qui veulent anticiper leur turnover.

Snapchat suit une logique similaire : 94 % des 15-24 ans y sont présents. C’est le canal de prédilection pour les actions ciblant des jeunes en quête d’un stage ou d’une alternance.

Comment construire un ciblage efficace sur ces plateformes ?

Être présent sur la bonne plateforme est une condition nécessaire. Mais ce qui fait la différence entre une stratégie de recrutement sur les réseaux sociaux réussie et une campagne qui ne génère que des clics, c’est la précision du ciblage et la qualité des offres diffusées.

Localité, visuel, algorithme : les trois leviers d’une campagne qui convertit

Sur ces canaux grand public, les options de ciblage publicitaire sont beaucoup plus restreintes qu’on ne l’imagine. Les informations disponibles pour affiner votre audience sont limitées et c’est souvent une surprise pour ceux qui débutent sur ces canaux.

Le conseil de l'expert

« Le seul ciblage possible dans le cadre d’une campagne de recrutement est la localité, d’où l’intérêt d’être très spécifique dans le visuel sur ce que l’entreprise recherche. Ça multiplie les chances que les personnes que vous souhaitez recruter postulent et ça permet de mieux orienter l’algorithme, qui cherche des profils similaires aux cliqueurs initiaux. »
Nathanaël Lemarchand

Nathanaël Lemarchand

Head of Software Solutions, Hellowork

Autrement dit : vous ne pouvez pas cibler un poste précis, mais vous pouvez créer des contenus si spécifiques que seuls les bons profils s’y reconnaissent, et cliquent. C’est ensuite l’algorithme qui diffuse votre offre vers des utilisateurs similaires aux premiers cliqueurs.

Les 3 règles d'or

Voici les règles à respecter afin que vos contenus orientent l’algorithme dans la bonne direction :

  • nommez explicitement le métier recherché (« technicien de maintenance CVC ») plutôt qu’un intitulé générique (« rejoignez notre équipe ») ;
  • ancrez géographiquement votre message (ville, département, bassin d’emploi) pour déclencher l’identification chez le bon candidat ;
  • montrez une situation concrète de travail plutôt qu’un logo sur fond coloré : les contenus authentiques génèrent plus de clics et, mieux, orientent l’algorithme vers les talents recherchés.

À quelle fréquence publier pour ne pas lasser votre audience ?

La tentation, une fois que vous avez identifié le bon canal, est d’y publier en continu. Or ce n’est pas un réflexe payant, souligne Nathanaël Lemarchand : « Sur les réseaux sociaux, l’action doit être éphémère par nature. On ne peut pas publier des offres tout le temps, au risque de perdre le côté interpellant et de lasser les gens. »

Un calendrier de publication concentré sur vos périodes d’embauche actives produit de meilleurs résultats qu’une présence permanente. Pensez aussi aux fenêtres saisonnières : de février à mai pour vos alternants, en mai-juin pour les saisonniers d’été. Consultez votre historique d’embauches pour identifier les périodes où vos besoins sont les plus forts et planifiez vos publications en conséquence.

Ce que vos candidats attendent de votre présence sur ces canaux

Cibler les bons talents dans votre approche de recrutement sur les réseaux sociaux, c’est aussi comprendre ce qu’ils cherchent quand ils vous croisent sur une plateforme. Ce qu’ils cherchent, ce n’est pas une offre d’emploi : c’est une raison de s’intéresser à votre entreprise.

Avant même de postuler, vos futures recrues vous scrutent. Selon l’enquête Hellowork 2025, 45 % des profils consultent les comptes sociaux d’une entreprise pour s’informer avant d’envoyer leur candidature. C’est le troisième réflexe le plus fréquent, après la consultation du site carrière (65 %) et la lecture d’articles en ligne (55 %).

Ce que ces utilisateurs y cherchent : de l’authentique. Des visages, des coulisses, des témoignages de collaborateurs. Pas des visuels corporate lisses. Cette attente est particulièrement forte chez la Gen Z, qui valorise la transparence et la cohérence entre ce qu’une entreprise affiche et ce qu’elle vit réellement. Pour capter ces profils, vos contenus doivent montrer la réalité du travail et non une version idéalisée.

Les chiffres de candidatures via ces canaux grand public confirment que le passage à l’acte reste encore minoritaire : 17 % des candidats ont déjà postulé via un réseau social grand public (61 % via Facebook, 26 % via Instagram, 7 % via TikTok). Mais ces chiffres progressent d’année en année et la marque employeur construite aujourd’hui sur ces canaux prépare les recrutements de demain.

Cette relation sur ces plateformes ne va pas que dans un sens : 68 % des recruteurs effectuent des recherches en ligne sur les candidats avant de les contacter, selon l’enquête Hellowork 2025. Et, dans 65 % des cas, ces informations influencent leur décision.

Le point de droit

Sur le plan légal, toutes les recherches ne se valent pas. Consulter le profil LinkedIn d’un candidat est autorisé : ces plateformes ont une vocation professionnelle explicite. En revanche, accéder aux réseaux personnels d’un candidat (Facebook, TikTok ou autre) est interdit. La Cnil distingue clairement ces deux catégories de plateformes. Dès que vous conservez des informations issues de ces recherches, vous entrez dans un traitement de données soumis au RGPD, ce qui signifie que le candidat doit en être informé et que les informations collectées doivent présenter un lien direct avec le poste.

FAQ

Vous avez encore des questions au sujet des recrutements sur les réseaux sociaux ? Voici les réponses aux interrogations les plus courantes.

Les réseaux sociaux peuvent-ils remplacer les jobboards dans une stratégie de recrutement ?

Non. Ces deux canaux répondent à des logiques différentes et s’inscrivent dans une stratégie complémentaire. Les jobboards captent les personnes en recherche active, ceux qui cherchent un emploi maintenant. Les plateformes sociales atteignent les talents passifs, ceux qui ne cherchent pas encore mais pourraient être intéressés par votre offre. Une stratégie solide mobilise les deux canaux en parallèle, en adaptant votre approche à chaque logique. Supprimer l’un au profit de l’autre, c’est accepter de manquer une partie de votre vivier.

Faut-il un budget publicitaire pour recruter sur les réseaux sociaux ?

Pas nécessairement pour commencer. Une présence organique sur Facebook ou Instagram, avec des publications régulières sur votre culture d’entreprise et vos métiers, peut déjà générer des candidatures qualifiées sans dépenser un euro. En revanche, pour toucher des personnes passives à grande échelle dans le cadre de recrutements sur les réseaux sociaux, la publicité payante est quasi-indispensable : la portée organique y est très limitée. Le budget n’a pas besoin d’être élevé pour produire des résultats : une campagne géolocalisée bien conçue peut attirer des candidats avec quelques centaines d’euros, à condition que le ciblage géographique et les visuels soient suffisamment précis. Des solutions comme Stori by hellowork peuvent vous permettre de mieux calibrer votre ciblage et d’adapter votre discours pour multiplier vos chances d’atteindre les bons candidats.

Comment mesurer l’efficacité d’une campagne de recrutement sur les réseaux sociaux ?

Trois indicateurs suffisent pour un premier bilan : le taux de clics sur votre annonce (qui mesure la pertinence de vos contenus), le taux de conversion entre les clics et les candidatures déposées (qui mesure la qualité de votre page d’atterrissage), et le coût par candidature qualifiée (qui mesure votre retour sur investissement). Croisez ces informations avec votre historique d’embauches pour identifier quels canaux produisent les candidatures qui aboutissent réellement à des embauches.

*étude Hellowork 2025, réalisée du 7 avril au 21 mai 2025 auprès de 2 247 candidats (dont 289 âgés entre 16 et 29 ans) et 486 professionnels de ressources humaines.

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