Plus de la moitié des Français opposés au fait de travailler plus

Selon un sondage du JDD, plus de la moitié des Français sont opposés au fait de travailler plus tandis que le gouvernement préconise de supprimer un jour férié.

Alors que 55 % des artisans et commerçants sont favorables au fait de travailler plus. (GettyImages/FGTrade).

Pour trouver de nouvelles recettes, le gouvernement est tenté de ­demander aux ­Français de travailler davantage, en supprimant un jour férié, en allongeant le temps de travail hebdomadaire ou en ­reculant l’âge de départ à la retraite. L’allongement du temps de travail, les salariés y sont opposés : en effet, 54 % d’entre eux seraient contre cette idée, selon un sondage Ifop pour le JDD. 32 % se disent plutôt pour, 14 % y sont totalement favorables.

Une disparité selon les âges et les professions

Les réactions sont aussi différentes selon l’âge des salariés. En dessous de 35 ans, 56 % sont opposés à l’idée de travailler plus, une proportion sensiblement identique à la population de 35 ans et plus (53 % contre). Mais les différences s’accentuent au sein de ce deuxième sous-groupe : parmi les 50-64 ans, l’opposition à l’idée de travailler plus grimpe à 65 %, tandis qu’à l’inverse parmi les 65 ans et plus, 67 % des personnes interrogées sont pour.

Du côté des professions, alors que 55 % des artisans et commerçants sont favorables au fait de travailler plus, le taux tombe à 29 % chez les ouvriers. Les dirigeants d’entreprises approuvent l’idée à 61 %, mais ils ne sont que 39 % parmi les salariés du privé, 35 % parmi ceux du public et 26 % parmi les chômeurs.

Vers une nouvelle journée de solidarité ?

A la question de savoir, dans le cas où les Français seraient amenés à travailler plus, par quelles mesures cela passerait selon eux, les sondés citent en premier lieu le fait de travailler plus dans la semaine par l’abandon des 35 heures (41 %). Sur un total de 100 %, viennent ensuite l’augmentation des années de cotisation pour bénéficier d’une retraite à taux plein (25 %) et la suppression d’un ou plusieurs jours fériés dans l’année (14 %), tandis que 20 % ne privilégient aucune de ces solutions.

Interrogée par le Nouvel Obs sur le sujet, la députée LREM Aurore Bergé défend la proposition de son parti « d’une nouvelle journée de solidarité pour financer la prise en charge de la dépendance et du grand âge », se disant « persuadée que les Français sont d’accord pour travailler plus si on explique que 100 % des recettes de la journée de solidarité sont consacrées à la baisse de leurs impôts ou au financement des Ehpad ».

Par Adélaïde Haslé

Membre de la team édito envolé vers de nouvelles aventures !

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