Mouvement #KuToo : quand les Japonaises protestent contre les talons au bureau

Avec le hashtag #KuToo, des dizaines de milliers de Japonaises ont exprimé leur ras-le-bol du diktat du port de talons au travail. Sur la toile, la polémique enfle.

Le hashtag qui signifie "kutsu", "chaussures" et "kutsuu", "souffrance" s'est vite répandu sur la toile, repris par des milliers de Japonaises. (GettyImages/moiseXVII).

Yumi Ishikawa est actrice et modèle au Japon. En référence au #MeToo, elle a lancé #KuToo, le slogan d’un mouvement féministe pour protester contre la diktat de la société japonaise qui veut que les femmes portent des talons au travail. C’est après une journée de travail, les pieds en sang qu’elle a décidé que trop c’est trop.

 

Elle interpelle alors les internautes : pourquoi les femmes sont-elles obligées de porter des chaussures à talons pour passer des entretiens d’embauches et aller au travail ? « Si les règlements internes des entreprises et administrations ne forcent pas explicitement les femmes à porter des escarpins, la pression des responsables hiérarchiques est omniprésente », rapporte tv5monde.

Plus de 28 000 signatures pour la pétition de Yumi

Le hashtag qui signifie « kutsu », « chaussures » et « kutsuu », « souffrance » s’est vite répandu sur la toile, repris par des milliers de Japonaises. Dans son élan, Yumi Ishikawa a lancé une pétition qui a reçu assez de signatures pour pouvoir être déposée au ministère du Travail qui a estimé que « le port des talons est justifié dans certaines circonstances ». Une réponse qui n’a fait que renforcer la colère des Japonaises.

Une inégalité de traitements injuste selon l’instigatrice du mouvement : « Il est très important pour nous de prendre conscience que nous sommes traitées de façon injuste. Et nous devons être en colère pour cette raison, s’insurge-t-elle sur tv5Monde. Aujourd’hui, nous avons déposé une pétition pour demander une loi interdisant aux employeurs de forcer les femmes à porter des talons, ce qui est de la discrimination sexuelle et constitue un harcèlement ».

Par Adélaïde Haslé

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