Emploi : la France fait-elle mieux que ses voisins européens ?

Taux d’emploi, chômage, emploi des seniors et des jeunes, égalité femmes-hommes… Où se situe la France par rapport à la moyenne de l’Union européenne ?

taux emploi UE
Avec un taux d'emploi à 75,1 %, la France se situe légèrement sous la moyenne de l'Union européenne (à 75,8%). © Hellowork/Source : Eurostat

Quels sont les pays de l’Union européenne qui affichent le meilleur taux d’emploi ? Où le taux de chômage est-il le plus élevé ? Qui emploie le plus de travailleurs seniors ? Où les salaires ont-ils le plus progressé ? Le rapport conjoint sur l’emploi (RCE) de la Commission européenne et du Conseil de l’UE, adopté le 9 mars, fournit une analyse comparée intéressante de la situation dans les 27 pays de l’Union européenne. Voici 5 graphiques pour mieux comprendre comment se comporte le marché de l’emploi français par rapport à ceux de ses voisins.

Taux d’emploi : la France légèrement en dessous de la moyenne européenne

Avec un taux d’emploi de 75,8 % en 2024 (soit 0,5 point de plus qu’en 2023), l’Union européenne paraît en bonne voie pour atteindre l’objectif de 78 % qu’elle s’est fixé pour 2030. Au total, 219,4 millions de personnes étaient en emploi dans les pays membres en 2024, ce qui représente 1,7 million de travailleurs supplémentaires par rapport à 2023. « Ces progrès ont été accomplis malgré une croissance modeste (quoiqu’en pleine accélération) du PIB et une diminution du nombre d’emplois créés par la croissance par rapport aux niveaux élevés de 2024 », précisent les auteurs du rapport.

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Sur le podium, on retrouve les Pays-Bas (avec un taux d’emploi à 83,5 %), Malte (82,7 %) et la République tchèque (82,3 %). La France se classe, quant à elle, à la 20e place, avec un taux de 75,1 % légèrement en deçà de la moyenne européenne.

Cette tendance à la hausse s’explique principalement par l’augmentation de la participation au marché du travail. Ce facteur justifie 92 % de la croissance de l’emploi chez les personnes âgées de 15 à 64 ans, tandis que la baisse du chômage n’y a contribué qu’à hauteur de 8 %.

En 2024, 940 000 emplois ont été créés dans le secteur privé, principalement dans les secteurs du commerce de gros, du commerce de détail, de l’hébergement, des transports et des technologies de l’information. Le secteur public y a également contribué de manière significative, avec 874 000 créations d’emplois, selon les chiffres de la Commission européenne.

Un taux chômage supérieur à la moyenne des pays européens

Dans une moindre mesure, la diminution du taux de chômage a, elle aussi, joué un rôle dans cette amélioration du taux d’emploi européen. En 2024, celui-ci s’élève, en moyenne, à 5,9 % au sein de l’UE. Ce sont la République tchèque, la Pologne et l’Allemagne qui affichent les taux de chômage les plus faibles. A l’inverse, l’Espagne et la Grèce sont les seuls pays à afficher un taux de chômage à deux chiffres. Quant à la France, elle se situe au-dessus de la moyenne européenne, à 7,4 %.

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Taux d’emploi des seniors : la France à la traîne

En 2024, le taux d’emploi des personnes âgées de 55 à 64 ans a augmenté pour atteindre 65,2 % dans l’Union européenne. Avec des disparités criantes en fonction des Etats. Alors que dix Etats affichent un taux d’emploi des seniors supérieur à 70%, Suède en tête (avec 78,1 %), la France se classe à la 17e place, avec un taux de 60,4 %. Dans le bas du classement, on trouve la Croatie (53,9 %), la Roumanie (53,4 %) et le Luxembourg (49,4 %).

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La part des jeunes ni en emploi, ni en études, ni en formation en baisse

La part des jeunes sans emploi qui ne suivent ni études ni formation (les NEET) poursuit sa baisse. Entre 2023 et 2024, elle est passée de 11,3 % à 11,1 %. « Toutefois, les taux de jeunes NEET (15-29 ans) restent plus élevés chez les femmes que chez les hommes, chez les personnes nées en dehors de l’Union que chez les autochtones et dans les zones rurales que dans les agglomérations, les villes et les banlieues », alerte le rapport.

En France, la proportion de NEET atteint 12,5 %. Même s’il est en baisse par rapport à l’an dernier, il figure parmi les plus élevés des Etats membres.

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En revanche, le taux de chômage des jeunes (15-24 ans) a, lui, légèrement augmenté au niveau européen pour atteindre 14,9 % en 2024 (et 11,4 % pour les 15-29 ans). Il reste encore plus de deux fois plus élevé que le taux de chômage global. La France suit la même tendance : le taux de chômage des jeunes y atteint 18,7%, soit une hausse de 1,5 point en un an.

L’écart du taux d’emploi femmes-hommes se réduit dans l’UE, mais se creuse en France

L’écart du taux d’emploi entre les femmes et les hommes s’est globalement réduit dans l’Union ces dernières années, mais reste conséquent, à hauteur de 10 points de pourcentage. « Les écarts du taux d’emploi entre les femmes et les hommes sont en outre plus importants pour les femmes qui ont des enfants, et contribuent également à des risques de pauvreté particulièrement élevés chez les mères célibataires », développent les auteurs de l’étude.

Dans l’Hexagone, l’écart du taux d’emploi entre les femmes et les hommes s’est creusé de 0,4 point en un an, pour atteindre 5,9 points en 2024. Ce chiffre reste néanmoins inférieur à la moyenne européenne : 10 points d’écart entre le taux d’emploi des femmes et celui des hommes en 2024.

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