Conditions de vie au travail : depuis 10 ans des améliorations mais …

Comment les conditions de travail ont-elles évolué depuis 10 ans ? C’est la question à laquelle répond le dernier baromètre de l’organisme de prévoyance Malakoff Méderic. Il en ressort que les salariés exercent des activités moins pénibles, qu’ils prennent plus en main leur santé. Mais c’est moralement que c’est le plus difficile, car depuis 10 ans les salariés ont de plus en plus de mal à concilier vie professionnelle et engagements personnels. En cause ? Trop de pression pour 7 salariés sur 10.

L’organisme de prévoyance Malakoff Médéric vient de rendre public son dernier baromètre sur l’évolution des conditions de vie au travail. Cette étude est menée chaque année depuis 2009. Il en ressort une nette amélioration des conditions physiques de travail. Le travail est moins pénible : « Depuis 10 ans, de moins en moins de salariés perçoivent leur travail comme physiquement fatigant : c’est désormais un salarié sur deux (48 %) ». En parallèle de cela, les salariés prennent plus leur santé à coeur. Ils sont huit sur 10 à pratiquer une activité physique régulière contre six sur 10 en 2010. Enfin le niveau de confiance est élevé et sept salariés sur 10 se disent confiants dans leur situation professionnelle (73 %).

Une santé psychique qui ne s’améliore pas

D’après ce baromètre c’est la sante psychique qui est plus inquiétante et qui ne s’améliore pas. Les salariés interrogés disent avoir de plus en plus de mal à concilier vie professionnelle et engagements personnels. Près de quatre salariés sur 10 disent se trouver dans cette situation contre trois sur 10 en 2009. En cause : la pression exercée par les employeurs. Pour les sondés, le travail est encore trop synonyme de stress pour les salariés. Sept sur 10 jugent leur travail fatigant nerveusement. Une valeur qui ne faiblit pas depuis 10 ans.

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Près d’un salarié sur deux se sent pas reconnu au travail. « Plus encore considèrent manquer d’autonomie. Une situation qui, elle non plus, n’a pas progressé toutes ces années », détaille le baromètre. Conséquence  : peu reconnus, mal considérés, les salariés jettent l’éponge. Et depuis 10 ans, ils sont ainsi de plus en plus nombreux à avoir envie de prendre un arrêt de travail même s’ils ne sont pas malades pour trois salariés sur 10 en 2018.

« L’arrêt maladie est souvent le dernier recours pour ceux qui souffrent au travail »

Des pistes pour les 10 prochaines années

Face à ces constats, le cabinet de prévoyance propose plusieurs pistes. tout d’abord, il propose de mieux accompagner les salariés dans les transformations. En effet, un salarié sur deux à vécu au moins un changement cette année : évolution de poste, perte d’emploi, restructuration, plan social… Ensuite, il devient nécessaire de permettre aux salariés de mieux développer leurs compétences pour faire face aux changements technologiques qui bouleversent le quotidien au travail : deux salariés sur 10 se disent dépassés par les outils numériques. Un meilleur accompagnement des salariés fragiles (difficultés financières, rôle d’aidant …) est aussi préconisé ainsi  que de plus justes rémunérations, de meilleurs perspectives d’évolution et un meilleur équilibre vie perso vie pro.

(istockphoto.com/AnyaBerkut).

 

Par Adélaïde Haslé

Membre de la team édito envolé vers de nouvelles aventures !

Commentaires (2)
  • Par John Arkgor

    « Ils sont ainsi de plus en plus nombreux à avoir envie de prendre un arrêt de travail même s’ils ne sont pas malades »

    LA DÉPRESSION EST UNE MALADIE !!

    Il va falloir le rabâcher combien de fois ?!!
    Un salarié en dépression N’EST PAS un malade imaginaire qui prend un arrêt maladie pour se reposer un peu, c’est un VRAI malade, qui recourt à un arrêt de travail pour tenter de GUÉRIR !!

    Bon sang ! Évoluez un peu, franchement !

  • Par Jack

    Bref, il s’agit bien d’une crise au niveau des DRH, non? Les entreprises où la DRH est hautaine par rapport aux autres directions ont ces soucis, pas les entreprises où les procédures internes (de DRH vers DSI en particulier) sont respectées.

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