Secteurs, régions… Où l’emploi a-t-il le mieux résisté en 2025 ?

Malgré un recul de 9,8 % du volume d’offres, le marché de l’emploi s’est maintenu à un niveau élevé en 2025, selon le dernier baromètre Hellowork.

baromètre Hellowork 2025
En 2025, les deux régions qui ont le mieux résisté sont La Provence-Alpes-Côte d’Azur et la Bretagne. © Hellowork

Le marché de l’emploi est en recul, mais il se maintient à un niveau solide. Voici ce qu’il faut retenir du dernier baromètre Hellowork publié pour l’année 2025. Sur un an, le volume d’offres d’emploi mises en ligne sur la plateforme a reculé de 9,8 %, mais reste à un niveau élevé, à plus de 10,1 millions d’offres, quel que soit le type de contrat (CDI, CDD, intérim et alternance). Après une année 2024 historique (11,1 millions d’offres), le marché de l’emploi retrouve un niveau proche de 2023 (10 millions).

baromètre emploi évolution annuelle

« 2025 marque une phase d’ajustement logique après plusieurs années exceptionnelles, analyse David Beaurepaire, directeur délégué de Hellowork. Le marché de l’emploi reste solide, porté par des besoins structurels forts, notamment dans la santé et les services. Les entreprises continuent de recruter, pour remplacer les départs (démissions, fins de période d’essai, ruptures conventionnelles) mais de façon plus ciblée et plus sélective, ce qui dessine un marché plus équilibré pour les années à venir, avant l’hiver démographique des années 2030. »

Quels types de contrat sont les moins touchés par la baisse ?

Dans le détail, c’est au quatrième trimestre que le recul est le plus marqué, avec une baisse de 15 %. Sur l’ensemble de l’année 2025, les offres en CDI ont reculé de 11 %, à 4,4 millions d’offres publiées. « Cette évolution traduit une prudence accrue des employeurs dans leurs engagements à long terme, dans un contexte économique incertain, sans remettre en cause les besoins structurels de recrutement des entreprises », note notre baromètre.

Baromètre évolution trimestrielle

Dans le même temps, les offres en CDD ont diminué de 10 % sur l’ensemble de l’année, à 1,2 million d’offres. « Cette trajectoire traduit un recours plus opportuniste aux contrats courts, fortement dépendant des cycles d’activité et des ajustements conjoncturels des entreprises », indique notre étude. De son côté, l’intérim confirme son rôle de variable d’ajustement, avec un recul des offres limité à -8 %, pour un total de 4,2 millions d’offres.

A l’inverse, l’alternance a été plus sévèrement touchée (-12 %), conséquence de la réforme des aides à l’apprentissage, opérée en février et en juillet 2025.

Quels sont les secteurs qui résistent ?

Tous les secteurs ne sont pas touchés de la même manière par ce reflux du marché de l’emploi. La santé et les services à la personne, portés par des besoins structurels durables, sont quasi-stables sur un an (-0,9 %). Ce sont d’ailleurs les deux secteurs qui ont le plus recruté en 2025, avec respectivement 13 % et 12 % des offres mises en ligne sur la plateforme Hellowork, tout type de contrat confondu. Suivent le secteur de la comptabilité-gestion-finance-audit (10 %) et celui de la production et maintenance industrielle (9 %).

À l’inverse, les fonctions RH/formation enregistrent une baisse significative (-33 %), tout comme le secteur marketing/communication (-30 %) et certaines spécialités de l’ingénierie et de l’industrie.

baromètre top métier

Parmi les offres en intérim, le BTP, qui domine sur ce type de contrat avec 23 % des offres, parvient à contenir la baisse à -3,7 % sur l’ensemble de l’année 2025. D’autres filières souffrent davantage, comme la logistique, la supply chain et le transport (-18 %), la production et la maintenance (-11 %) ainsi que l’ingénierie industrielle (-8 %).

Dans quelle région le recul est-il le moins marqué ?

Toutes les régions françaises voient leur volume d’offres reculer en 2025, à des niveaux plutôt disparates. Les deux régions qui concentrent le plus d’offres, à savoir l’Ile-de-France et l’Auvergne-Rhône-Alpes, accusent des baisses de respectivement 11 % et 10 %. Les deux régions qui résistent le mieux concentrent un volume d’offres nettement plus faible : La Provence-Alpes-Côte d’Azur (-4 %, 6e région en nombre d’offres disponibles) et la Bretagne (-7 %, 8e région). La bonne résistance de la région PACA s’explique notamment par le dynamisme des offres dans la santé et les services à la personne.

« À l’inverse, la Nouvelle-Aquitaine (-15 %), l’Occitanie (-13 %) et les Pays de la Loire (-12 %) subissent des ajustements légèrement plus marqués, notamment en raison du ralentissement industriel, du BTP et de la baisse des recrutements en ESN », indique notre baromètre.

Au niveau des grandes métropoles, le ralentissement du marché de l’emploi est plus marqué que sur le plan national. Le volume d’offres est en baisse de 12 % dans la métropole du Grand Paris, de 11 % à Lyon, de 8 % à Marseille et compris entre 16 % et 18 % à Nantes, Bordeaux, Lille et Toulouse. La ville de Strasbourg fait figure d’exception, avec une baisse des offres d’emploi contenue à -1% en 2025.

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