Le CDD multi-remplacement, qu’est-ce que c’est ?

Ce nouveau cas d’usage des CDD est censé freiner le recours aux contrats courts. 11 secteurs très concernés par les contrats courts vont expérimenter ce type de contrat jusque 2022.

La mesure est censée donner un moyen aux entreprises très soumises à remplacement de limiter leur taux de séparation et d'être ainsi moins pénalisées par le dispositif de modulation des cotisations d'assurance-chômage (bonus-malus) instauré par le gouvernement. (GettyImages/JohnnyGreig)

Le nombre de contrats courts a explosé ces dernières années. En effet, d’après les chiffres de Pôle emploi, le nombre d’embauches en CDD de moins d’un mois est passé d’un peu plus de 1,5 million par trimestre en 2000 à plus de quatre millions aujourd’hui.

Limiter le nombre de contrats courts

Le gouvernement va publier un décret qui autorise l’expérimentation du CDD multi-remplacement dans 11 secteurs d’activités. Objectif ? Permettre aux entreprises d’utiliser un seul contrat court pour remplacer plusieurs salariés absents. Jusqu’à présent, il fallait signer autant de contrats que de personnes à remplacer. La mesure est censée donner un moyen aux entreprises très soumises à remplacement de limiter leur taux de séparation et d’être ainsi moins pénalisées par le dispositif de modulation des cotisations d’assurance-chômage (bonus-malus) instauré par le gouvernement.

Les chiffres de l’emploi en 2020

11 secteurs concernés

Si les secteurs du social et de la restauration sont les plus concernés par les contrats courts, 9 autres secteurs vont bénéficier de ces expérimentations jusque 2020 :

  • social et médico-social
  • propreté et nettoyage
  • ESS
  • tourisme
  • commerce de détail et de gros
  • plasturgie
  • restauration collective
  • sports et équipements de loisirs
  • transport routier
  • industrie alimentaire
  • services à la personne
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Salué par le patronat, critiqué par les syndicats

Ce nouveau contrat est censé aider ces entreprises qui ont souvent recours aux contrats courts à limiter le taux de séparation avec leur salariés. Et donc de moins les pénaliser lors de la mise en place du système de bonus-malus. Si le patronat salue cette initiative, pour les syndicats, ce type de contrat ne résoudra pas les cause de la précarité liée aux contrats courts.

Par Adélaïde Haslé

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