Informations sensibles : les RH et le marketing sont les plus bavards
C’est une étude qui le dit : les services Ressources Humaines et marketing sont ceux qui dévoilent plus facilement les informations sensibles sur leur entreprise ou leurs collègues.
D’après cette enquête d’Iron Moutain, réalisée auprès de 5021 employés au Royaume-Uni, en France, en Allemagne et aux Pays-Bas, plus d’un tiers (35%) des employés européens échangent régulièrement des informations confidentielles sur l’entreprise et un quart évoquent des secrets concernant d’autres collègues. Mais les plus indiscrets sont sans conteste ceux des services marketing (dont 48% partagent volontiers des données de leur boite) et les représentants des RH, qui sont 43% à ne pas tenir leur langue.
Ceux qui parlent le plus sont les mieux informés
« L’étude souligne une corrélation inquiétante entre les employés ayant le plus grand accès aux informations confidentielles et la propension à échanger des informations avec des collègues », commente Marc Delhaie, P-DG d’Iron Mountain France. « Les entreprises doivent réaliser que les responsabilités vis-à-vis de la sécurité de l’information n’incombent pas uniquement aux archivistes et aux services IT. La protection des données n’est plus une question secondaire ; chaque employé a un rôle à y jouer ».

La solution : appliquer des règles claires
Ce partage de l’information comporte pourtant de grands risques, en particulier en ce qui concerne les informations liées à la stratégie de l’entreprise ou celles qui touchent aux clients. Pour que ces infos stratégiques ne fuitent pas trop à l’extérieur, il faut avoir conscience de leur circulation en interne.
« La sécurité de l’information suppose autant de développer une culture de la responsabilité de l’information sur le lieu de travail, que d’adopter des processus de protection des données et de bonne gestion des documents papier », conseille Marc Delhaie d’Iron Mountain France. « Il s’agit autant de reconnaître les droits à la protection de la vie privée des collègues de travail que de protéger les informations des clients. Il serait illusoire de vouloir empêcher les commérages et la curiosité naturelle des salariés pour leurs collègues, mais les entreprises seraient bien avisées d’informer leurs employés sur les types d’information qui peuvent et ne peuvent pas être partagés et de faire appliquer des règles claires en ce sens. En effet, les discussions informelles autour de la machine à café risquent fort d’être répétées à l’extérieur dès que les employés quitteront le bureau. »
- Voir les résultats complets sur le site d’Iron Moutain. A lire également « Comment réagir face à la rumeur au bureau ?«
