Chômage partiel : 12 millions de salariés concernés et une prolongation du dispositif à taux plein pour quelques secteurs

Le gouvernement va revoir les règles du chômage partiel à partir du 1er juin. Si la plupart des entreprises ne vont plus bénéficier du dispositif du chômage partiel à taux plein, ce n’est pas le cas de certains secteurs.

Jusqu'à présent, l’État prenait en charge 84% du salaire net d'un salarié mis en chômage partiel.

La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, a annoncé, ce matin, que 12,1 millions de salariés étaient désormais concernés par le chômage partiel. 998 000 entreprises ont déposé des demandes auprès des Directions régionales du travail. Du jamais vu même si la ministre du Travail reste optimiste : « Effectivement, on est proche, j’espère bien, du palier, et on va assister progressivement à une décrue du chômage partiel en même temps qu’on aura une croissance de ceux qui peuvent retourner au travail », a-t-elle déclaré sur BFM TV. Le chômage partiel ne va donc pas s’arrêter le 11 mai. En revanche, il est bien question d’adapter le dispositif afin de diminuer la prise en charge de l’État. Et cela va dépendre des secteurs d’activités.

Prolongation exceptionnelle du dispositif de chômage partiel à taux plein pour certains secteurs

Si la plupart des entreprises vont pouvoir reprendre une activité lundi, ce n’est pas le cas des entreprises du secteur de la culture, du tourisme ou de l’hôtellerie-restauration qui sont encore frappées d’une interdiction administrative et donc, ne peuvent reprendre une activité. Des entreprises très fragilisées. Pour celles-ci, Muriel Pénicaud a précisé qu’elles continueront à « bénéficier du chômage partiel à taux plein encore le temps qu’il faudra et en fonction de la date où on pourra les réouvrir ».

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Fin du dispositif du chômage partiel à taux plein pour les autres secteurs

Si le chômage partiel restera pris en charge à taux plein après le 1er juin dans ces secteurs, ce ne sera pus le cas pour les autres. En effet, jusqu’à présent, l’État prenait en charge 84% du salaire net d’un salarié mis en chômage partiel. Le gouvernement entend réduire sa participation pour inciter les entreprises à relancer leur activité. Leur taux sera donc « réduit » et elles devront assumer « une petite partie » des salaires de leurs salariés qui resteront au chômage partiel. Si la ministre affirme que les proportions resteront « raisonnables », rien n’a été décidé pour l’heure.

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Chômage partiel individuel

Une ordonnance a également été adoptée en Conseil des ministres permettant que l’activité partielle puisse être demandée pour un poste, et non plus seulement à l’échelle collective : c’est ce que l’on appelle le chômage partiel individuel. Ainsi, une partie de l’effectif de l’entreprise pourra reprendre le travail, tandis que l’autre restera au chômage technique. Selon le gouvernement, cela devrait permettre aux entreprises d’adapter leur activité en vue de la reprise économique.

Par Adélaïde Haslé

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