Buffer teste la semaine de 4 jours

Après un premier test d’un mois en mai, Buffer met en place la semaine de quatre jours jusqu’en décembre 2020.

la semaine de quatre jours
Un test d'un mois n'étant pas suffisant pour se faire un avis définitif, les équipes de Buffer se donnent désormais jusqu'en décembre pour rassembler suffisamment de données pour trancher sur la semaine de quatre jours (Adobestock/vpanteon)

C’est le contexte de crise sanitaire qui a conduit les équipes de Buffer – un logiciel en ligne de gestion des médias sociaux – à se lancer et tenter la semaine de quatre jours pendant tout le mois de mai. Leur objectif ? Faciliter la gestion du stress des collaborateurs  et éviter de subir une routine pesante. Suite à la réussite de ce mois à quatre jours sur le plan humain, Buffer a décidé de reprendre ce test jusqu’à la fin de l’année 2020 pour regarder de plus près si ce fonctionnement conviendra aux équipes et à l’entreprise également sur d’autres plans.

Un premier test pour améliorer le bien-être des salariés confinés

A l’issue du mois de mai, Buffer a voulu évaluer certains critères, notamment en interrogeant ses salariés qui ont dit avoir vu diminué leur niveau de stress tandis que leur autonomie et leur bien-être au travail s’améliorait. Au-delà de ces critères qu’ils évaluaient via une note, ils ont également recueilli témoignages et anecdotes, les uns décrivant comment cette semaine de quatre jours augmentait leur productivité tandis que les autres mettait le modèle à l’épreuve de leurs questionnements : comment faire si chacun prend un jour off différent ? Comment gérer avec d’éventuels jours fériés ?

Les équipes de Buffer ne s’étaient pas fixées d’objectifs de résultats, puisque la semaine de quatre jours n’était alors qu’une solution potentielle d’amélioration du quotidien des collaborateurs, dans le contexte très particulier de la crise sanitaire. Ils s’attendaient même à une baisse tangible de la productivité, d’où l’agréable surprise des retours des salariés.

La semaine de quatre jours : c’est faisable et ça fonctionne !

Six mois pour mettre le modèle à l’épreuve

Un test d’un mois n’étant pas suffisant pour se faire un avis définitif, les équipes de Buffer se donnent désormais jusqu’en décembre pour rassembler suffisamment de données pour trancher sur la semaine de quatre jours. Notamment pour pouvoir envisager ce changement du point de vue de la réussite de Buffer sur le long terme. Comment la semaine de quatre jours peut-elle et va-t-elle y contribuer ?

Emploi : à quand la semaine de quatre jours en France ?

Ce que Buffer nous apprend

1 – à chaque service son interprétation

Semaine de quatre jours ou télétravail, une entreprise est, avant tout, composée d’individus aux besoins différents et de métiers aux contraintes différentes. Pour Buffer, c’est le service client qui rencontre une problématique particulière dans le cadre de la semaine de quatre jours. Quand l’idée est d’être disponible et réactif pour ses clients, c’est un peu plus compliqué d’envisager qu’augmenter la productivité et baisser le nombre d’heures travaillées puisse aller dans le sens du service. L’idée n’est pas donc pas forcément un modèle unique, mais plutôt des déclinaisons de ce modèle.

2 – les entreprises doivent apprendre à composer leur propre panoplie d’outils

Ce qui convient à l’une ne convient pas forcément à l’autre, ou en tous cas, pas avec un modèle identique. Buffer a, par exemple, d’ores et déjà, validé le travail à distance et la transparence, mais laissé de côté le self-management au profit d’une hiérarchie qualifiée de naturelle, où chaque collaborateur a une place unique au sein de Buffer, avec des rôles ne sont pas égaux. Mais le goût de l’innovation, fort dans la culture d’entreprise Buffer, permet d’éviter de rejeter en bloc une idée sur la seule base de « ce n’est pas pour nous ». En testant différentes formes d’organisation du travail, Buffer compose sa propre boîte à outils, qui ressemble à l’entreprise telle qu’elle vit et telle qu’elle évolue.

3 – ce qui a été testé pendant le confinement doit évoluer pour devenir pérenne

La semaine de quatre jours telle qu’elle a été testée chez Buffer pendant la crise sanitaire n’avait pas vocation à perdurer sans évoluer : les jours off différents dans une équipe à l’autre ajoutés au travail à distance provoquaient des incompréhensions sur les disponibilités des uns et des autres et la question des jours fériés reste en suspens. Et on l’a déjà mentionné, mais le service client se s’interrogeait sur cette façon de fonctionner. Le test à venir doit apporter des réponses, c’est une des clés pour que la semaine de quatre jours deviennent pérenne chez Buffer.

Par Stéphanie Davalo

Lead Content Manager chez HelloWork depuis 2018

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