Il y a 1 chance sur 5 pour que votre boss soit un psychopathe

Selon une étude australienne, un dirigeant d’entreprise sur cinq présenterait une personnalité à tendance psychopathe. Pour aboutir à ce constat, Nathan Brookes a étudié le comportement de 261 chefs d’entreprises. Il a ainsi pu établir que jusqu’à 21% d’entre eux souffraient de troubles psychopathiques. Ce taux est bien plus haut que celui de la population en général, qui tourne entre 1 et 4 %. Pire encore, Nathan Brookes affirme qu’il n’y a qu’en prison que l’on pourrait trouver un taux aussi haut.

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D’après le chercheur, ces psychopathes de bureau, par leur manque total d’empathie, leur superficialité et leur manque de sincérité, seraient extrêmement nuisibles au bon fonctionnement des entreprises. Et de rajouter que leur personnalité les conduisent souvent à aller jusqu’au bout de leurs idées, y compris en outrepassant le cadre légal. Nathan Brookes encourage donc les entreprises à baser leur recrutement sur la personnalité des gens, et non sur leurs simples compétences.

> Comment savoir si votre collègue est un psychopathe ?

La recherche de Nathan Brookes s’intègre dans un nouveau champ de recherche sur les personnalités psychopathes non-criminelles. Ce domaine comporte des dizaines de théories. Et de l’aveu du chercheur, la dernière crise financière a boosté les études dans ce domaine. De là à faire un lien entre patrons névrosés et crise économique, il n’y a qu’un pas…

Par Gaétan Briand

Membre de la team édito envolé vers de nouvelles aventures !

Commentaire (1)
  • Par Patrice Fornalik

    Bonjour
    j’avais vu des taux plus bas, mais la tendance reste la même.
    De manière générale, il faudrait aussi revenir sur un système qui autorise sinon favorise la montée dans la hiérarchie de personnalités à tendances psychopathes. Notre système de sélection du management pose question. En quoi la convergence des objectifs d’un système d’organisation et des objectifs d’individus peu recommandables traduit il les limites d’un système hiérarchique dont une certaine partie de la population ne veut plus.
    On pourrait aussi se poser cette question dans nos institutions politiques…au niveau du pays.

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